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La SPCA réagit à la tempête médiatique


Publié le 13 septembre 2017

La SPCA répond à la Ville quant à ses coûts d’opérations.

©TC Media - Archives

La SPCA a finalement émis un communiqué en réaction à l’attention médiatique qui a suivi l’appel de propositions pour une fourrière à Rouyn-Noranda.

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Dans le communiqué, Mme Sylvia Loiselle, directrice générale de l’organisme, souhaitait répondre à «certaines allégations concernant le financement de son service animalier et faire le point».

Rappelons que l’appel de propositions est arrivé à la suite de l’adoption d’une nouvelle règlementation sur les animaux, qui a rendue caduque l’entente précédente. Toutefois, questionnée à ce sujet, les responsables municipaux ont laissé entendre que l’explosion des coûts à la SPCA demandait du changement au plan administratif.

Mme Loiselle a soutenu que la SPCA avait toujours collaboré avec la Ville. «Dans la lettre de confirmation de la Ville, il est écrit qu’un soutien financier au montant total de 223 686 $ sera alloué pour 2017. De plus, un montant de 49 474 $ est réservé à l’organisme afin de répondre à l’ensemble des besoins réels reliés aux priorités que nous nous fixerons. Toute dépense de ce montant doit faire l'objet d'une demande écrite et sur approbation de la Ville (projets spéciaux). Toutefois, considérant le manque de ressources au sein de l’organisme et la restructuration récente du CA, les opérations courantes du refuge ont été priorisées, et ce budget spécial n’a pu être utilisé», a-t-elle écrit.

Médailles

De plus Mme Loiselle a soutenu que le manque à gagner pour la SPCA en lien avec la gestion des licences était important. «Malgré les sensibilisations effectuées, la SPCA de Rouyn-Noranda estime qu’elle se prive annuellement d’un revenu de plus de 120 000$ dû au non-paiement des licences. L’organisme ne détient pas le pouvoir légitime d’appliquer les amendes prévues au règlement municipal pour les citoyens qui n’enregistrent pas leur animal par le paiement annuel d’un médaillon.»

Selon elle, il est injuste de comparer l’organisme local avec celui de Val-d’Or, puisque ce dernier recevrait d’avantage de fonds en provenance des licences et des amendes associées.

«De plus, leurs dépenses en frais vétérinaires sont inférieures et leur source de revenus est diversifiée tel que le service de crémation interne offert par l’organisme [SIC].»

5,28 $ par citoyen

«En comparaison avec d’autres villes du Québec, pour un service animalier tel que celui de la SPCA de Rouyn-Noranda, le coût moyen se situe entre 5$ et 8$ par citoyen en plus des revenus de licences. La SPCA de Rouyn-Noranda a un coût de 5,28$ par citoyen avec la subvention octroyée par la Ville en 2017 avec un revenu de licences à ce jour de 45 794$», a-t-elle conclu.