Sections

SPCA : La Ville clarifie sa position


Publié le 11 septembre 2017

Les chiens détenteurs d’une médaille ne courent pas le risque d’être euthanasiés.

©TC Media - Archives

Le conseil de ville de Rouyn-Noranda a tenu à présenter une image d’unité devant la levée de boucliers suscitée par l’appel de propositions pour un service de fourrière à Rouyn-Noranda à la fin du mois d’août dernier.

Une pétition a été mise en circulation pour assurer la pérennité du service. Le conseil municipal, d’une seule voix, a justifié sa décision d’aller en appel de propositions par une augmentation fulgurante de la subvention allouée à la SPCA au cours des 12 dernières années. En effet, l’enveloppe est passée de 100 000$ en 2005 à 308 373$ en 2016, une augmentation de 208%. Les locaux de la SPCA sont aussi offerts gracieusement par la municipalité. En 12 ans, la Ville aurait versé 2,1 M$ à la SPCA.

Par ailleurs, la Ville soutient que Val-d’Or verse huit fois moins que Rouyn-Noranda pour son service de fourrière, soit 25 000$ par année.

Selon la loi, la Ville n’est tenue d’offrir un service de fourrière que pour 72 heures.

Le maire Mario Provencher a tenu à rassurer les citoyens quant aux intentions de son administration. «Les personnes qui auraient compris que l’appel de propositions […] vise à euthanasier les animaux peuvent se rassurer. L’un des principaux critères de sélection permettra d’évaluer l’intention du mandataire quant au sort réservé aux animaux après l’expiration des 72 h», a-t-il dit.

Chien pas de médaille

L’une des sources de financement de la SPCA repose sur la vente de médaille pour les chiens et les chats. L’obligation de faire porter une médaille à son animal ne serait pas toujours respectée. De plus peu ou pas de constat d’infraction ont été émis à des citoyens. «Je peux vous garantir que jamais un chien médaillé ne sera euthanasié», a déclaré Marc Provencher, conseiller du Centre-Ville. Il a ajouté que l’organisme disposait d’informations sur le propriétaire de l’animal en lien avec la médaille.

Mario Provencher a reconnu que peu ou pas de constat d’infraction ont été émis aux propriétaires fautifs qui n’avaient pas enregistré leur animal, avec une puce électronique ou une médaille. «On n’a jamais tapé sur la tête d’un citoyen parce qu’il n’y avait pas de médaille. Pour moi un règlement ce n’est pas là pour punir les gens. On a demandé à la SPCA de vendre des médailles pour les chiens», a-t-il dit.

Ainsi, les gens sensibles au bien-être des animaux auraient tout avantage à faire enregistrer leur bête auprès de la SPCA pour des raisons de sécurité et de financement de l’organisme.

Difficultés de gestion

Les membres de l’administration municipale ont aussi mis en lumière certaines difficultés de gestion à la SPCA. Entre autres, la Ville a dû voler au secours du CA qui ne comptait plus que trois membres sur une possibilité de 10. «Prenez n’importe quel organisme sur le territoire qui a des missions nobles, leurs conseils d’administration travaillent très fort sur le financement et c’est pour ça que la Ville a accepté de les aider», a expliqué Huguette Lemay, directrice générale de la Ville.

Ainsi, l’administration municipale soutient avoir encore l’intention d’offrir le meilleur service possible pour les animaux.

«La Ville réitère l’invitation à la SPCA à soumettre une proposition dans le cadre de l’appel de propositions pour la fourrière municipale et croit fermement que l’organisme sera en mesure de poursuivre sa mission très importante pour notre communauté», a répété M. Provencher.