Guillaume Talbot-Lemieux remis en liberté


Publié le 18 mai 2017

Lorsque les policiers sont intervenus, Guillaume Talbot-Lemieux aurait pris la fuite et tenté de les semer en se réfugiant dans un bar.

©Photo tirée de Facebook

Arrêté le 8 mai dans une affaire de trafic de stupéfiants en compagnie de Guy St-Godard, Guillaume Talbot-Lemieux a finalement été remis en liberté le 18 mai, 10 jours après son arrestation.

Représenté par Me Nathalie Samson, Talbot-Lemieux, 36 ans, a subi son enquête sur remise en liberté le 18 mai au Palais de justice de Rouyn-Noranda.

La procureure de la Couronne Me Émilie Larose a établi une liste de conditions que l’accusé devra respecter. Il devra suivre une thérapie. S’il met fin à celle-ci, il devra se rapporter aux autorités policières pour être détenu à nouveau. De plus, il ne peut entrer en contact avec le co-accusé dans ce dossier, Guy St-Godard.

14 chefs d’accusation

Quatorze chefs d’accusation pèsent sur Talbot-Lemieux depuis sa comparution au Palais de justice, le 9 mai. La plupart concernent des faits qui se seraient produits la veille. Ces chefs comprennent un trafic de stupéfiants, sept possessions de stupéfiants en vue d’en faire le trafic, deux résistances à une arrestation et une évasion d’une garde légale d’un policier.

«Les policiers sont intervenus sur la rue Mgr Tessier après le signalement de deux individus vus en train de consommer des substances suspectes dans une camionnette. L’un d’eux a été arrêté sur place, tandis que l’autre a pris la fuite et a tenté de se réfugier dans un établissement licencié à proximité. Il a résisté à son arrestation», a relaté le sergent Jean Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec.

L’autre accusé dans les événements du 8 mai, Guy St-Godard, a été libéré sous promesse de comparaître. Il doit revenir en cour le 29 mai. L’homme âgé de 52 ans fait face à quatre chefs de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic.

Plusieurs variétés de stupéfiants

Une vérification effectuée dans le véhicule a permis aux policiers de saisir une grande diversité de stupéfiants. «On parle notamment de 30 grammes de cocaïne, 60 grammes de cannabis, 33 fioles d’huile de cannabis, une certaine quantité de GHB (drogue du viol), une centaine de comprimés qui pourraient être des méthamphétamines et près de 2000 $ en argent liquide. La camionnette a aussi été saisie à titre de bien infractionnel», a précisé le sergent Tremblay.

Pas sa première fois

Les trois autres accusations déposées le 9 mai contre Talbot-Lemieux sont liées à des faits qui remonteraient au 15 janvier. Il aurait été pris en possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic et aurait résisté à son arrestation. Il a aussi été accusé de ne pas s’être conformé à une promesse faite à un policier, soit de notifier tout changement d’adresse ou d’occupation.

Avec la collaboration de Jean-François Vachon