Son désir de faire des câlins de corps à une jeune de 14 ans le ramène en prison


Publié le 20 mars 2017

Le penchant vers les jeunes filles de 14 ans d’Antoine Lefebvre-Lacasse le ramène derrière les barreaux pour une seconde fois.

©TC Media - Lucie Charest

Antoine Lefebvre-Lacasse n’a mis que quelques mois après sa 1ère sortie de prison avant de succomber à nouveau, au printemps 2016, à son attirance pour les jeunes filles de moins de 16 ans. Ce 20 mars, à Ville-Marie, la juge, Marie-Claude Bélanger, a ordonné son retour derrière les barreaux.

Lefebvre-Lacasse avait été incarcéré 23 mois, à compter de en mars 2013, pour attouchements et incitation à se faire toucher par une jeune fille de 14 ans. Quelques mois de liberté lui auront suffi pour qu’il succombe à nouveau. Il a brisé une première fois ses conditions en utilisant la connexion internet de son voisin et une seconde fois en entrant en contact avec une jeune fille de 14 ans.

«Avec un faux profil où il utilisait le nom de Napoléon Lacasse il a communiqué avec une jeune fille qui avait clairement signifié qu’elle avait 14 ans, a indiqué le Couronne, Me Émilie Larose. Il lui a écrit qu’il l’aimait gros comme l’univers, qu’il irait la visiter pour lui donner des becs et lui faire des câlins de corps.»

Ce qui a été fait jusqu’à maintenant ne vous a pas empêché de récidiver, il n'y a pas d'aspect de réhabilitation de votre part. Honorable Marie-Claude Bélanger

Or, cette mystérieuse jeune fille s’est avérée être une policière. Celle-ci a avisé ses collègues de la SQ une fois qu’Antoine Lefebvre-Lacasse ait suffisamment mordu à l’hameçon. Ceci a conduit à une perquisition à son domicile, situé à Fugèreville, au printemps 2016. Ce dernier a également tenu des propos incriminant lors de cette perquisition.

«Mon client n’a pas fait de victime, a souligné la défense, Me Daniel Ouellette. Les saisies importantes de matériel informatique à son domicile, n’ont pas permis de découvrir d’autres communications qui posaient problème que celles avec la jeune fille qui se trouvait être une policière. Actuellement, il habite en haut de chez sa mère.»

Pas d’aspect de réhabilitation

L’absence de victime n’a pas ému l’honorable juge Marie-Claude Bélanger. Celle-ci a plutôt semblé indisposée que le jeune homme ait récidivé si rapidement malgré les conditions sévères qu’il devait respecter.

«Nous avons voulu protéger la société, lorsque vous avez effectué des attouchements sur une moins de 14 ans, a-t-elle rappelé. Nous avons ordonné une interdiction d’internet pour éviter que ça se reproduise. Mais non seulement vous avez fait un bris en ce sens, mais vous êtes entré en contact avec une jeune fille de 14 ans. Visiblement vous n’avez pas compris le sérieux de la situation. Vous avez 23 ans, je m’inquiète pour l’avenir. Vous avez rencontré des spécialistes. Il y a du travail à faire pour ne pas commettre d'autres infractions. Ce qui a été fait jusqu’à maintenant ne vous a pas empêché de récidiver, il n'y a pas d'aspect de réhabilitation de votre part.

15 mois de détention

La juge a entériné la suggestion commune de la Couronne et de la défense d’une peine de 12 mois pour être entré en contact avec une jeune fille de moins de 16 ans à laquelle s’ajoute une peine de trois mois pour bris de conditions. Elle a de plus été très sévère dans l’ordonnance de conditions. En plus des conditions courantes pour ce type d’infraction au niveau du travail, de la présence dans les lieux publics, d’internet, elle a ordonné qu’il demeure inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.