Richard Séguin de retour avec Les horizons nouveaux


Publié le 12 mai 2017

Déjà 45 ans que Richard Séguin a pris sa place dans le cœur des Québécois, et il aime toujours autant son métier.

©gracieuseté

Richard Séguin cumule 45 ans de carrière et il est toujours l’un des favoris du public québécois. Ce grand homme de la chanson est de retour en Abitibi-Témiscamingue après cinq ans pour y présenter Les horizons nouveaux.

Après une vingtaine d’albums en solo ou au sein des Séguin, le chanteur roule toujours sa bosse un peu partout au Québec. Avec Les horizons nouveaux, il replonge une fois de plus dans la nature qui l’entoure, lui qui vit dans un petit village des Cantons de l’Est.

Sur scène, il est accompagné de trois musiciens, et tous les quatre se retrouvent plongés dans une forêt enchantée où ils interprètent les succès du nouveau disque, mais aussi quelques classiques.

Des projections ajoutent une touche supplémentaire au spectacle. «C’est tout le génie de Jean-François Couture, a confié le chanteur à propos de la scénarisation. Je lui avais donné environ 500 photos et des extraits de gravures et il a imaginé une projection qui ressemblait à une écorce d’arbre. On a créé un tableau pour chaque chanson. C’est vraiment spécial, c’est un concept inspiré.»

Son inspiration

Richard Séguin s’inspire toujours de ce qui l’entoure. «Je pense que j’habite le territoire et le territoire m’habite, a-t-il imagé. Ce n’est pas une volonté d’écriture, ça me vient tout seul quand j’écris, peut-être parce que j’habite depuis plusieurs années le même espace dans les Cantons de l’Est, en montagne, dans un coin où mes voisins travaillent encore la terre.»

Je pense que j’habite le territoire et le territoire m’habite

Richard Séguin

Malgré les années qui passent, le chanteur a toujours le feu sacré. «C’est ce que je sais faire de mieux, a-t-il confié. L’écriture, ça nous habite tout le temps, ça ne peut pas disparaître. L’instant de création n’a pas de temps, n’a pas d’époque, pas de chronologie. Je pense que je vais faire ça pour le restant de mes jours. Peut-être pas la tournée, mais l’écriture me suivra toujours.»

En Abitibi

Celui qui co-organise le Sentier poétique de St-Venant de Paquette, le village où il réside depuis 40 ans, connait très bien les enjeux de la diffusion culturelle en région. «Quand vient le temps d’organiser ce genre de choses, j’ai souvent l’œil tourné vers votre région», a-t-il avoué en parlant de la belle diversité culturelle de l’Abitibi-Témiscamingue, notant entre autres le travail de Jacques Matte au passage.

Le chanteur a bien hâte de remettre les pieds dans la région. Il s’arrêtera d’abord au Théâtre Télébec de Val-d’Or le 16 mai, puis au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda le 17 et, finalement, au Théâtre des Eskers d’Amos le 18 mai.