Du sang neuf à l’Indice Bohémien


Publié le 3 mars 2017

Lise Millette cumule de nombreuses expériences dans le monde des médias, ayant été pigiste pour différentes publications et radios, journaliste pour l’Agence QMI et présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

©TC Media - Archives/Félix O.J. Fournier

Journaliste d’expérience, Lise Millette devient la nouvelle rédactrice en chef du journal culturel L’Indice Bohémien. Elle souhaite poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs, tout en apportant une touche encore plus communautaire à la publication mensuelle.

Née à Ste-Hyacinthe, Lise Millette a beaucoup de famille en Abitibi-Témiscamingue. La route 117 lui est très familière. «C’est bien de travailler dans un grand média à Montréal, mais je ressentais un appel de la nature, un besoin de retour à un coin de pays que je n’ai jamais habité, mais où demeure toute ma famille. C’est un retour aux sources pour moi», a confié Mme Millette.

La nouvelle rédactrice en chef croit en l’importance d’une diversité de voix dans les médias régionaux. «J’ai toujours cru à l’information régionale, a avancé celle qui a été présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en 2015-2016. J’ai aussi toujours cru à de l’information ancrée dans son milieu, qui a un sentiment d’appartenance.»

Un bagage impressionnant

Diplômée en journalisme de l’UQAM en 1999, Mme Millette a longtemps agi en tant que pigiste et a butiné d’un média à l’autre pendant plusieurs années. «J’ai fait beaucoup de pige, de radio communautaire, a-t-elle affirmé. J’ai fait de la pige pour des magazines, j’ai été à la radio de la Presse Canadienne pendant près de six ans. Puis, j’étais à l’Agence QMI jusqu’à il y a quelques jours.»

J’ai toujours cru à l’information régionale. J’ai aussi toujours cru à de l’information ancrée dans son milieu, qui a un sentiment d’appartenance Lise Millette

Également à l’emploi du Conseil de presse en tant qu’analyste, Mme Millette laissera ses enfants terminer leur année scolaire à Longueuil, puis s’installera à Notre-Dame-du-Nord, au Témiscamingue, dès cet été. Elle prévoit faire quelques allers-retours d’ici là afin de prendre contact avec le milieu, les collaborateurs et le conseil d’administration du journal.

Sa vision

La nouvelle rédactrice souhaite poursuivre la mission de base de L’Indice Bohémien, soit de promouvoir la culture en région. «La culture, c’est l’ADN de L’Indice, ça va rester. Ce qui est intéressant aussi, c’est que c’est vraiment un journal qui est porté par sa communauté, par ses cinq MRC. Le journal a comme particularité d’être géré par un conseil d’administration qui est très impliqué, composé de gens de divers univers, je trouve ça très intéressant. C’est un beau défi de s’harmoniser à tout ce beau monde.»

Elle souhaite également donner une tribune aux Premières Nations. «La culture autochtone est présente dans le magazine et c’est quelque-chose que je veux continuer à refléter aussi, pas seulement par la culture, mais par des portraits des gens qui s’impliquent», a-t-elle fait savoir. La prochaine édition de L’Indice Bohémien, qui paraitra en avril, portera sur le développement durable.