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«Le film est en quelque sorte né en Abitibi-Témiscamingue» - Denis Langlois

Y’est où le paradis?


Publié le 4 octobre 2017

Émilie et Samuel, tous deux atteints d’une déficience intellectuelle, doivent faire face à la mort de leur mère. Ils y arriveront en cherchant le paradis.

©gracieuseté

Le film Y’est où le paradis? sera présenté en première canadienne au Festival international du cinéma en Abitibi-Témiscamingue le 1er novembre en soirée.

Qualifié de road movie par les scénaristes Denis Langlois et Bertrand Lachance, Y’est où le paradis? est un film où la compréhension du deuil est mise de l’avant. C’est à travers le regard des deux personnages principaux, Samuel et Émilie, que le tout s’articule.

Le processus du deuil n’est pas si différent qu’on ait une déficience ou non

Denis Langlois

«Ils sont frères et sœurs et ont tous les deux une déficience intellectuelle, a relaté Denis Langlois. Ils seront confrontés à la mort de leur mère. Ils ne comprennent pas ce que cela implique et ils fuient leur famille d’accueil, dans laquelle ils ont été placés, pour la retrouver.»

La fiction qu’ils ont écrite est à la limite entre le road movie et le conte. «Nous nous sommes inspirés de la simplicité de leur vision de la vie pour nous poser les questions que tout le monde se pose sur le deuil, et ce qu’on fait lorsqu’on apprend cette nouvelle-là. Nos personnages principaux trouveront une réponse à la fin du film», a indiqué M. Langlois.

Relation frère-sœur

Les scénaristes se sont inspirés de la tante de Bertrand Lachance, qui vit avec ses deux enfants vivant avec une déficience intellectuelle. «Je les ai rencontrés pour la première fois alors qu’ils étaient à leur chalet près de Louvicourt en 2009, a raconté Denis Langlois. Cela nous a permis de voir comment ils sont dépendants de leur mère et on s’est demandé par la suite comment ils vivraient le fait de perdre leur mère.»

Bien que le thème du deuil soit présent, le film traite principalement de la relation qui peut exister entre un frère et une sœur.

«Le film n’est pas qu’axé sur le deuil. Le frère et la sœur ont beaucoup de choses à régler, même à leur niveau. Il y a, entre autres, de la jalousie. Samuel et Émilie n’ont pas le même style de personnalité, mais ils vont apprendre l’un de l’autre», a dit Denis Langlois.

La région, un personnage

Bertrand Lachance, originaire de Rouyn-Noranda, et Denis Langlois ont rapidement situé leur récit en Abitibi-Témiscamingue.

«Lorsque nous avons imaginé ce scénario, ce sont les paysages de l’Abitibi-Témiscamingue qui nous venaient en tête avec son ciel, ses lacs gelés et sa forêt. Même si n’avons pu le tourner dans cette région, il était clair que ce film parlait de l’Abitibi-Témiscamingue», a fait savoir M. Langlois.

Des légendes amérindiennes sont intégrées tout au long de l’histoire. «Nos personnages cherchent le paradis qu’ils appellent Matchi Manitou, a soulevé M. Langlois. Leur mère leur expliquait que Matchi Manitou était le paradis et eux le prennent au premier niveau. Le territoire et les gens qui l’habitent font partie intégrante de notre film.»

Billets

Le film Y’est où le paradis? sera présenté dans la soirée du 1er novembre. Les billets seront en vente dès le 13 octobre sur le site du Festival du cinéma, sur le site de Ticket Accès et à la billetterie du Théâtre du cuivre.

Il est possible de voir la bande-annonce du film grâce à ce lien.