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Mines Richmont absorbée par une multinationale

Alamos Gold pilotera la destinée de la mine Island Gold


Publié le 11 septembre 2017

Fer de lance de Mines Richmont, la mine Island Gold de Dubreuilville en Ontario, qui emploie un certain nombre d’Abitibiens, devrait passer dans le giron de la multinationale Alamos Gold à la mi-novembre.

©TC Media - Patrick Rodrigue

La mine Island Gold de Dubreuilville en Ontario ne relèvera bientôt plus de Rouyn-Noranda, où Mines Richmont avait son siège social depuis 36 ans.

Le 11 septembre, la société minière a annoncé qu’un processus de fusion s’était enclenché avec la multinationale torontoise Alamos Gold. La valeur de la transaction a été évaluée à 770 M $ US.

La décision, qui devrait être effective à la mi-novembre, devra au préalable être entérinée par les deux tiers des actionnaires de Richmont. Elle exclut également tous les actifs québécois de la société, dont la mine Beaufor et l’usine Camflo. Ceux-ci ont été cédés, la même date, à la Corporation aurifère Monarques de Montréal.

L’étape suivante de l’évolution

«Nous étions rendu là dans notre processus d’évolution, a confié Christian Bourcier, vice-président aux opérations de Mines Richmont. Avec 752 200 onces d’or en réserves prouvées et probables ainsi que plus d’un million d’onces d’or en ressources globales, le passage d’Island Gold au sein d’une société solide comme Alamos Gold va lui permettre d’aller plus loin.»

Par voie de communiqué, le PDG d’Alamos Gold, John McCluskey, a pour sa part indiqué avoir une grande confiance dans l’avenir d’Island Gold. «Cette mine d’or, dont les teneurs figurent parmi les plus élevées au Canada, tandis que ses coûts de production sont parmi les plus bas, présente un excellent potentiel de croissance et d’accroissement des réserves minérales», a-t-il fait valoir.

Un pied-à-terre en Abitibi

Alamos Gold, qui opère la mine Young-Davidson à l’ouest de Kirkland Lake ainsi que deux mines au Mexique, aurait aussi éventuellement un mot à dire dans la gestion de Beaufor et Camflo.

La transaction avec la Corporation aurifère Monarques, qui doit être complétée à la fin septembre, prévoit en effet que Richmont détiendra 19,9 % de ses actions. «Si nos actionnaires donnent leur aval pour la fusion avec Alamos Gold, ces actions lui seront transférées», a expliqué M. Bourcier.

Quel avenir pour les bureaux de Rouyn-Noranda?

Si aucune perte d’emploi ne devrait découler de la fusion prochaine entre Mines Richmont et Alamos Gold, le siège social de la société, qui était localisé à Rouyn-Noranda depuis 36 ans, deviendra un centre administratif pour la mine Island Gold.

«Le personnel que nous maintenions à Rouyn-Noranda apportait surtout du support à Island Gold depuis quelques années. Ce sera donc à Alamos Gold de décider si elle maintient ces employés à Rouyn-Noranda ou si elle les transfère ailleurs. Dans l’éventualité d’une fermeture, ce serait une excellente occasion pour Monarques d’aller chercher du personnel hautement qualifié pour ses projets en Abitibi», a exposé Christian Bourcier.