Sections

Deux entreprises agricoles agrandissent leur patrimoine


Publié le 17 avril 2017

Hans Ten Have, Michel Ten Have, Michel Robert sont des passionnés de la terre et sont fiers de transmettre cette passion.

©TC Media - Lucie Charest

Quand l’amour de la terre va, tout va. C’est ce que semblent dire Michel Robert, et Michel Ten Have quand ils parlent de leurs récentes transactions, de leur patrimoine agricole familial et de leur relève.

Il faut voir leurs yeux s’illuminer lorsqu’ils évoquent le travail agricole, l’occupation dynamique du territoire, le legs à leur descendance. Il est clair que l’amour de la terre les habite et qu’ils ont transmis cet amour à leurs enfants. Tous deux, en affaire avec leur conjointe, étaient déjà des producteurs prospères. Leurs récentes transactions leur ont permis d’ajouter un complément aux fermes laitières qu’ils possédaient déjà, d’assurer un point de départ à leur relève.
Portrait de famille
Michel Ten Have, est copropriétaire de la ferme Haven Rose Valley, à Lorrainville, une ferme laitière de 450 âcres de terre cultivable avec un quota de 82 kilo-jours. Il vient d’acquérir, pour près de trois quarts de million à St-Eugène-de-Guigues, une ferme de 500 âcres dont 310 sont en culture. «Je souhaitais prendre de l’expansion et assurer un espace pour la relève», a-t-il indiqué. Justement, Hans, un de ses trois enfants, venait de compléter ses études en gestion des technologies des entreprises agricoles à L’ITA de St-Hyacinthe tout comme sa sœur aînée. C’est lui qui habite sur la ferme nouvellement acquise.
De son côté, Michel Robert, de la ferme Mondoux Robert, à St-Eugène-de-Guigues, est la quatrième génération de producteurs agricoles de sa famille. Il possédait déjà une ferme laitière de 900 âcres avec un quota de 208 kilo-jours. Au printemps dernier, il a acquis Les Grains du Témiscamingue à Lorrainville, une transaction dépassant les 2 M$. «C’est un peu plus de 800 âcres de terre, a-t-il précisé. À la ferme Mondoux Robert, nous étions déjà dans la production laitière et dans la vente d’intrants agricoles. Nous vendions les semences. Nous étions rendus au stade où nous avions besoin de nouvelles installations pour traiter les récoltes. Trois de nos cinq enfants dirigent en agriculture. Quand l’entreprise de Marc Champagne a été disponible, c’est tombé pile-poil pour nous, surtout que plusieurs personnes de l’extérieur étaient aussi intéressées à l’acquérir.»
Ils n’achètent pas pour vendre
Les trois hommes partagent une même passion pour la terre. Ils partagent également une même vision de l’occupation du territoire, du sentiment d’appartenance à un milieu et de la fierté d’une communauté. Enfin, ils se disent tous trois ravis d’avoir contribué à l’inversion de la tendance d’achat de terres par des producteurs qui n’habitent pas les territoires et qui les exploitent en pratiquant une forme de «Fly in Fly out».
Ils ont dit :
«Les mieux placés pour prendre le contrôle de notre territoire, c’est nous-mêmes» - Michel Robert
«C’est beaucoup plus valorisant de vendre à la relève qui nous suit, que de vendre à un étranger et n’avoir qu’une satisfaction monétaire.» Michel Ten Have
«Quand nous étions enfants, toutes les terres étaient habitées, j’aimerais bien qu’un bon bloc de jeunes prenne la relève et s’assure que le territoire demeure vivant.» - Hans Ten Have