Agnico Eagle s’installe pour de bon dans le Grand Nord

L’Abitibi tirera profit des projets Meliadine et Amaruq


Publié le 16 mars 2017

Située à 25 km de la communauté inuite de Rankin Inlet, la future mine Meliadine représente un atout majeur pour Agnico Eagle, qui n’hésite pas à évoquer un nouveau camp minier. Plusieurs Abitibiens devraient y travailler.

©Agnico Eagle

La mise en chantier des projets Meliadine et Amaruq vient non seulement d’assurer la présence d’Agnico Eagle au Nunavut pour au moins une quinzaine d’années encore, mais l’Abitibi-Témiscamingue en tirera aussi plusieurs bénéfices.

Il y a quelques semaines, la société minière torontoise a décidé d’aller de l’avant avec ces deux projets majeurs. La mise en exploitation de Meliadine, planifiée pour la fin de l’automne 2019, devrait générer près de 900 emplois pendant au moins 14 ans. «Nous prévoyons embaucher 350 Inuits. Le reste proviendra de nos bassins de main-d’œuvre de l’Abitibi-Témiscamingue et de Montréal», a fait savoir Martin Plante, directeur général de Meliadine.

Atout majeur

Située sur la côte ouest de la baie d’Hudson, à 290 km au sud-est de la mine Meadowbank, Meliadine représente un actif de taille pour Agnico Eagle, avec des réserves prouvées et probables de 3,4 millions d’onces d’or ainsi que des ressources minérales totalisant 6,9 millions d’onces d’or, toutes catégories confondues.

«La mine sera d’abord exploitée en mode souterrain, puis nous ajouterons des fosses en 2023. Nous prévoyons produire environ 400 000 onces d’or par année. Il s’agit pour nous d’une plateforme majeure au Nunavut. On parle d’un véritable camp minier», a indiqué M. Plante.

Meliadine représente pour nous une plateforme majeure au Nunavut. On parle d’un véritable camp minier Martin Plante

Au moins six ans de plus à Meadowbank

Du côté d’Amaruq, cette mine à ciel ouvert permettra de prolonger la durée de vie des infrastructures de Meadowbank, dont la production aurifère doit prendre fin à l’automne 2018.

«Amaruq devrait entrer en production à la mi-2019. Il y aura donc à Meadowbank une période de transition durant laquelle on minera à plus petite échelle pour avoir du matériel à traiter immédiatement lorsque l’usine redémarrera après avoir été modifiée. Le minerai d’Amaruq sera quant à lui acheminé à Meadowbank par une route de 74 km», a indiqué Bertin Paradis, directeur général de Meadowbank.

Phase initiale de six ans

Les ressources minérales actuelles d’Amaruq sont évaluées à 2,1 millions d’onces d’or indiquées et autant en ressources présumées, pour un total de 4,2 millions d'onces d'or. L’exploration continue cependant d’indiquer des zones aurifères importantes tout autour de la zone principale.

«À date, nous prévoyons produire environ 2 millions d’onces d’or sur une durée de vie de six ans. Le tout devrait garantir le poste des quelque 700 à 800 travailleurs que nous employons en ce moment. Par contre, nous sommes extrêmement confiants de voir ces six années n’être qu’une phase initiale», a mentionné M. Paradis.