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Marie-Ève Bastien candidate dans Kekeko


Publié le 9 octobre 2017

Marie-Ève Bastien plaide pour l’amélioration des télécommunications dans le district Kekeko.

©TC Media - Thierry de Noncourt

Marie-Ève Bastien fait le grand saut et brigue le poste de conseillère dans le district Kekeko à Rouyn-Noranda.

Mme Bastien s’était fait connaître, il y a quelques années, alors qu’elle avait tenté d’ouvrir un restaurant A&W en face du Pétro-Canada de l’avenue Québec. La Ville avait refusé son projet parce que le zonage du terrain prévoyait la construction d’immeubles d’habitation à cet endroit.

Elle s’était aussi présentée au poste de conseillère dans l’équipe de Jean-Claude Beauchemin, en 2002, mais elle avait été défaite. Elle a été propriétaire d’un restaurant à Évain durant 21 ans et elle est maintenant enseignante suppléante. «J’ai donné beaucoup de mon temps à ma carrière, maintenant j’ai du temps pour m’occuper d’autre chose», a-t-elle confié.

Terrain de jeu de la ville

La candidate habite le district Kekeko, plus précisément au lac Kanasuta. Ce sont des citoyens qui lui auraient demandé de se présenter à ce poste. «Ça fait un an que j’ai des demandes de mes concitoyens», a-t-elle dit.

Marie-Ève Bastien souhaite améliorer la qualité de vie dans son district. «C’est le terrain de jeu de la ville, la pêche, la chasse, le plein air, la motoneige, c’est dans mon district que ça se passe en grande partie», a-t-elle expliqué.

Elle considère la desserte Internet et cellulaire comme un enjeu majeur. «Si on se blesse pendant une randonnée en forêt et qu’il n’y a pas de réseau cellulaire, c’est dangereux. Je suis allée en Afrique et il y a du signal partout», a-t-elle déploré.

«On ne peut pas gérer la ville comme on gère un village. Il faut améliorer les services dans les quartiers ruraux. Il faut amener les priorités aux bons endroits», a-t-elle ajouté en soulignant que la patinoire d’Arntfield devait être améliorée, ainsi que les rues du quartier.

Améliorer la sécurité dans les rues

Marie-Ève Bastien voudrait voir des intersections plus sécuritaires, en plus d’améliorer la fluidité dans les rues. «Ça peut prendre trois lumières à tourner à gauche sur une intersection. Celle qui me fatigue le plus, c’est Dallaire et Gamble. Pourquoi il n’y a pas de flèche verte là ? J’aimerais travailler sur la courtoisie de nos concitoyens. Ça va s’empirer en ville, avec tout ce qu’ils veulent développer avec les mines. C’est important d’améliorer la fluidité et la courtoisie», a expliqué la candidate.

Elle a raconté une mésaventure où elle a dû attendre longuement devant l’hôpital pour traverser la rue avec ses deux jeunes enfants, en plein hiver, au vent. «On est une belle ville fleurie, on pourrait être une belle ville polie», a-t-elle déclaré.

Transport aérien

Elle a aussi déploré le prix des billets d’avion de Rouyn-Noranda. Elle considère que la construction d’un centre de radiothérapie est fondamentale. «Ce n’est pas un projet de la Ville, mais il faut faire des pressions», a-t-elle dit.

Celle qui n’a pas pu ouvrir son restaurant en a contre les délais pour l’émission des permis. Le terrain sur lequel elle voulait s’établir est toujours inoccupé. «Denis Charron (ex-directeur général de la Ville) m’avait dit que je n’étais pas urbaniste. J’ai répondu que j’étais une femme d’affaires qui voulait créer des emplois. La Ville a besoin de monde qui voit plus loin que leur nez», a-t-elle dit.

Elle a déploré le développement sur la rue Nault. «Il y a des maisons à 500 000 $, 600 000 $ à côté de bungalows à 200 000 $ et de duplex, ça ne se fait pas ça. Il y a un problème en urbanisme à Rouyn-Noranda», a-t-elle critiqué.

Mme Bastien se mesurera à Jean-Pierre Frelas, Normand Gaudet et Cédric Laplante dans cette élection.