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Controverse sur le lieu d'un débat électoral

Deux débats prévus durant la campagne


Publié le 11 octobre 2017

Les candidats à la mairie débattront au moins deux fois devant public. Sur la photo: Diane Dallaire, Philippe Marquis, Mario Provencher, Vuyani Gxoyiya et Richard st-Michel.

©TC Media - Thierry de Noncourt

Il devrait y avoir deux débats entre les candidats à la mairie de Rouyn-Noranda, les 18 et 25 octobre. Toutefois, l’un des endroits choisis suscite la controverse.

Le premier débat sera organisé par l’Association générale étudiante de l’UQAT, en collaboration avec le Forum jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue. Il se déroulera le 18 octobre à 19h à l’auditorium C-200. Toutefois, tous les candidats n’ont pas encore donné leur accord jusqu’à maintenant. Seuls Philippe Marquis et Diane Dallaire ont déjà confirmé leur présence.

Controverse

Le deuxième débat, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN), doit avoir lieu le 25 octobre à 16h45 à la Scène Paramount.

L’ennui c’est que cet endroit appartient aux filles de Diane Dallaire. Les deux autres candidats ont d’ailleurs avoué être mal à l’aise et auraient préféré un endroit plus neutre.

Mario Provencher a reconnu que cette décision l’avait pris par surprise. «Je me suis posé des questions», a-t-il mentionné. Pierre Gaudreau, son agent officiel, était lui aussi étonné par cette décision. «Vous savez, M. Provencher s’est souvent fait recevoir avec une brique et un fanal par la Chambre de commerce, mais ce n’est pas nous qui organisons le débat. On n’a pas le choix d’y aller. On se questionne sur la neutralité de la Chambre. Quelqu’un m’a dit que Mario n’était pas le candidat désigné de l’organisme», a-t-il déclaré.

Même son de cloche dans l’équipe de Philippe Marquis. «Quand on nous a informés du lieu, on a tout de suite envoyé un courriel à la Chambre pour lui dire qu’on trouvait ça peu approprié comme endroit, qu’on pensait même que ce choix pouvait remettre en question la neutralité de l’organisme. Mais on ne cherche pas les chicanes avec les gens d’affaires. On veut collaborer avec eux et on a décidé d’être bons joueurs», a indiqué Anne-Marie Nadeau, responsable des communications pour le candidat.

Réponse de la Chambre

Pour sa part, le président de la CCIRN, Jean-Claude Loranger, jure que ce n’est qu’un concours de circonstances. «Il n’y avait pas d’autre salle disponible où l’on peut servir un repas. C’était cette salle ou il n’y avait pas de débat», a-t-il expliqué.

Habituellement, les événements de la CCIRN sont organisés au Centre de congrès. «Il y avait une question de coûts aussi, a ajouté M. Loranger. Deuxièmement, en quoi ça peut changer un débat, l’endroit où il se déroule? Ça ne nous a jamais effleuré l’esprit. Je sais que des candidats nous ont souligné ça, mais je pense qu’ils doivent s’élever au-dessus de la forme et aller dans le contenu. C’est ce dont on a besoin», a-t-il déclaré.

De son côté, Diane Dallaire s’est dit prête à débattre n’importe où. «Je n’ai rien à voir dans cette décision. Le débat se fera dans la rue, à la salle du conseil, au Centre de congrès, pour moi, ça ne change rien. Le lieu n’a pas d’importance. Je n’avais pas vu que ça pouvait poser problème. Je ne serais pas choquée que ça soit à un endroit ou un autre», a-t-elle soutenu.