100 ans de La Sarre: l’hôtel St-Louis


Publié le 17 mars 2017

La Salle Cécile de La Sarre était «la» place où sortir.

©Photo gracieuseté – Diane Blais

Dans le cadre des activités du 100e de La Sarre, nous vous présenterons certaines capsules historiques. Celles-ci sont complémentaires aux informations qui se trouvent dans le livre souvenir. Ce travail a été réalisé en collaboration avec le comité du 100e. Cette semaine, nous vous présentons un peu d’histoire sur l’hôtel St-Louis.

Aujourd’hui, rien n’indique qu’un hôtel était présent à l’endroit où se situait l’hôtel St-Louis. Ce sont maintenant les bureaux du Carrefour Jeunesse emploi d’Abitibi-Ouest qui sont installés sur ce site qui contient tant d’histoire lasarroise.

L’aventure commence en 1920, alors que Louis Bissonnette débarque à La Sarre. À son arrivée, il fait l’acquisition d’une salle de billard qu’il convertit en hôtel et restaurant. Un problème électrique cause un premier incendie à l’hôtel en 1924.

L’édifice est reconstruit et orne pour la première fois le nom d’hôtel St-Louis; le premier édifice était simplement nommé Salle de pool, Restaurant et Salle publique.

Un deuxième incendie ravage l’hôtel en 1936. Cette fois, Louis Bissonnette décide de déménager son commerce. Il achète donc la maison de son beau-père et rouvre l’hôtel.

C’est au coin de la 6e Avenue Est et de la 1re Rue, à proximité de la Quincaillerie Roberge, que la troisième version de l’hôtel St-Louis s’installe.

«Il est parti de la maison et a fait de nombreux agrandissements, a expliqué Diane Blais, petite fille de Louis Bissonnette. Il a commencé par l’arrière puis sur les côtés. Par la suite, il a construit la Salle Cécile, qui est devenue la place où aller veiller à La Sarre.»

L’hôtel fonctionne jusqu’en 1975. Par la suite, les chambres sont transformées en logements et l’édifice change de vocation. Un troisième incendie en 2004 vient clore définitivement l’histoire de l’hôtel St-Louis. Aujourd’hui, ce sont de nouveaux logements qui se trouvent à cet endroit.

Chambres de convalescence

L’hôtel était situé en face de la clinique médicale. «Le docteur opérait directement là, mais il n’avait pas de chambres pour les patients alors quand ils ne pouvaient pas retourner chez eux, ils s’en allaient à l’hôtel, a raconté Mme Blais. Le lendemain matin, le docteur venait les voir pour faire un suivi.»

La mère de Mme Blais, alors très jeune, assistait le docteur dans ses soins et s’occupait d’aider les malades.

Accueil des colons

Dans les années 30, alors que la colonisation du nord se poursuivait, l’hôtel accueillait les nouveaux colons à leur arrivée à La Sarre. «Mon grand-père avait une entente avec le gouvernement, il les logeait et les nourrissait et après il allait les reconduire jusqu’aux berges de la rivière Whitefish, de là ils partaient pour coloniser le nord», a affirmé Diane Blais. Tous les services offerts aux colons étaient remboursés par le ministère.

La salle Cécile

Nées dans les années 30, les quintuplées Dionne sont devenues des célébrités malgré elles. L’impact de ces jeunes filles a été tel que l’hôtel St-Louis a nommé sa salle de réception et de spectacle la Salle Cécile, en l’honneur d’une des quintuplées. «Dans le temps, dans ce genre d’hôtel-là, il y avait tout le temps des petites salles cachées, pour ceux qui sortaient avec leurs autres blondes, a raconté Diane Blais. La Salle Cécile comptait cinq de ces petites salles, chacune d’elles portait le nom d’une des quintuplées.»