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Festivals et prix pour Cassandre et ses films abitibiens


Publié le 24 mai 2018

Dans le clip Gang de rang, les enfants font les cent coups pour se divertir.

©gracieuseté

CINÉMA. Quand elle a tourné Gang de rang et Les jumeaux dizygotes en Abitibi, Cassandre Émanuel était loin de se douter qu'ils feraient un malheur dans les festivals.

:Cassandre Émanuel mène aussi une carrière de comédienne. On a pu la voir notamment à la télévision dans District 31, O', 30 vies et Ruptures.
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Gang de rang est le vidéoclip de la chanson de Dylan Perron et son Élixir de Gumbo, tourné dans la région d'Amos en 2016. Quant au court-métrage Les jumeaux dizygotes, il a été réalisé dans le cadre du concours de création du 14e Festival du DocuMenteur de l'Abitibi-Témiscamingue en 2017.

J'aimerais bien me faufiler dans la salle en Russie, où ils ne parlent pas la langue, et être déstabilisée par les réactions du public

Cassandre Émanuel

Tourné essentiellement à La Morandière, le premier incarne l'esprit ludique et le texte humoristique de la chanson d'Élixir de Gumbo. Des enfants de la région d'Amos y font les 100 coups pour se divertir. S'inspirant du thème Y paraît que…, le second aborde quant à lui cette croyance voulant que les jumeaux possèdent une connexion bien particulière. Il met notamment en vedette Maël et Maya Mainville, qui interprètent des jumeaux non-identiques.

«Ils étaient dans le clip de Dylan et j'avais trouvé le casting intéressant», souligne la jeune cinéaste originaire d'Amos.

Maël et Maya Mainville interprètent des jumeaux non-identiques dans Les jumeaux dizygotes.
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La vie de festival

Ses deux films connaissent ces mois-ci une nouvelle vie. «Ce n'est pas comme au théâtre, où l'on fait parfois plusieurs répétitions pour quelques représentations. On peut prendre ces films et les envoyer dans des festivals partout dans le monde, en espérant qu'ils seront sélectionnés», confie Cassandre Émanuel.

Et la réponse est excellente à ce jour. «L'enfance est un propos universel à la base. Les deux films ont un rapport à la folie, à l'imaginaire. Les gens aiment aussi les enfants dans les films, et j'aime travailler avec eux. On a toujours beaucoup de plaisir. Ils sont willing. J'ai toujours trouvé fascinant le monde de l'enfance. J'ai été beaucoup habité par ça quand j'ai grandi au lac Arthur et à Saint-Mathieu. T'es un peu laissé à toi-même, dans des grands espaces, et tu essaies de t'amuser avec ce qui t'entoure. Tes amis sont tous dans ton rang», rappelle-t-elle.

Place aux honneurs

Déjà, Les jumeaux dizygotes a été diffusé en Inde, en Hongrie, en Italie, en France et aux États-Unis. Il a aussi été sélectionné par le Gadabout Film Festival qui fait une tournée nord-américaine ce printemps et ira en Europe à l'automne. Il a remporté le prix du Meilleur court-métrage - Bronze Award à la Hollywood Film Competition, en plus de recevoir des nominations pour la Meilleure réalisation au Redline International Film Festival de Toronto et le Meilleur court-métrage étranger au Royal Wolf Film Awards de Los Angeles, en plus d'être demi-finaliste à l'Eurasian Monthly Film Festival de Moscou.

Gang de rang a surtout valu des honneurs à son équipe. Meilleure réalisation au Mindfield Film Festival en Espagne et au Pinnacle Film Awards en ligne. Meilleur clip musical au Pinnacle, à l'Eurasian, au LA Edge Film Awards et au Snowdance Film Awards de Los Angeles, Diamond Award à la Hollywood Film Competition, un autre Diamond Award pour le Meilleur clip musical des NYC Indie Film Awards
ainsi qu'au Mindfield. Il a aussi été en nomination pour le Vidéoclip de l'année au GAMIQ 2017.

«Je remarque qu'ils sont beaucoup sélectionnés au Canada et aux États-Unis, ce que je peux comprendre, mais l'Inde et la Russie, c'est plus fascinant. Les deux films sont surtout muets, mais le vidéoclip met les paroles un peu en images. J'ignore ce qui les rejoint. Les enfants, oui, mais sans doute aussi les grands espaces, la ruralité, l'humour…», analyse Cassandre Émanuel.