Sections

La boutique fictive s'installe au Vieux-Palais


Publié le 22 novembre 2017

Les artistes Caroline Arbour (joaillerie), Lana Greben (dessin performatif) et Suzanne Blais (pièces vestimentaires).

©TC Média - Martin Guindon

ARTS VISUELS. Jusqu'au 28 février 2018, les gens sont invités à entrer et visiter La boutique fictive au Vieux-Palais d'Amos. Cette installation est le fruit d'une collaboration entre Lana Greben, Caroline Arbour et Suzanne Blais.

L'instigatrice de cette installation collaborative est l'artiste Lana Greben, dont la démarche est étroitement liée aux codes de la mode et ce qu'elle projette dans la société. Elle souhaitait monter un projet avec Suzanne Blais, propriétaire de la boutique Frérot Sœurette, et la joaillière Caroline Arbour.

«Ce n'est pas le concept, ce ne sont pas les mots, c'est l'image qui nous a réunies. Je les ai rencontrées au Gala Femmes d'influence et je leur ai proposé de faire un projet ensemble et c'est parti. Il y a cette relation entre Suzanne et Caroline par le biais du mentorat. Il s'est créé comme une communauté à nous trois», explique Lana Greben sur la genèse du projet.

Les pièces vestimentaires de SuzanneBlais, les bijoux de Caroline Arbour (Scaro) et le dessin performatif de Lana Greben sont juxtaposés dans cette installation.
TC Média - Martin Guindon

L'art prend la place

Le fruit de leur travail a conduit à une salle aménagée en boutique fictive, disposée de façon artistique avec les vêtements de Suzanne Blais, qui proviennent de sa boutique et de sa collection personnelle, et les bijoux de Scaro. Les dessins de Lana Greben montrent des personnages dont le trait du crayon vient répéter l'action du quotidien.

«On laisse l'art prendre la place. Je me suis beaucoup amusée là-dedans. Je recommencerais demain matin. Elles m'ont fait sortir de ma zone de confort et j'ai beaucoup apprécié. C'est une belle histoire de mode. De mon côté, j'ai voulu montrer que de génération en génération, de décennie en décennie, les matières changent», souligne Suzanne Blais, qui expose aussi certaines de ses créations en couture et même la robe dans laquelle elle a été baptisée.

Des angles différents

«On s'est permis de jouer avec les matières, avec les textures, avec les superpositions. On est allé chercher les vêtements, puis j'ai mis les bijoux à partir de ce que ça m'a vraiment inspiré. On a fait le montage de la salle de façon artistique. On a mis des trucs à l'envers, des chandails pour chapeaux, des foulards pour perruques, etc.», explique Caroline Arbour.

«Nos matières de création sont différentes. Suzanne, sa matière, c'est le textile, mais aussi le marché actuel de la mode au niveau commercial. Le bijou apporte une autre lecture, puis le dessin. On prend quelque chose de très réel, de très ancré dans le quotidien, et on crée à partir de quelque chose qui est très présent dans la vie de chacun pour que le visiteur soit à l'aise. Chacun peut le voir différemment. C'est une installation, alors on peut se promener et la voir sous différents angles», renchérit Lana Greben.