Une cour d’école neuve en héritage

Micheline Perreault a besoin d’au moins 40 000 $ pour réaliser son projet

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc
Publié le 2 novembre 2016

Micheline Perreault, au centre, a reçu de Joël Caya, directeur général régional de TC Media, un chèque de 1540 $ qui lui a été remis dans le cadre du Défi Pierre-Lavoie. Ils sont posés en compagnie de la directrice de l’école Sacré-Cœur, Maryse Demontigny.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Alors qu’elle se dirige vers la retraite, la fondatrice du Service de garde Arc-en-ciel, le premier service de garde en milieu scolaire de Rouyn-Noranda aimerait offrir à ses élèves une cour d’école revampée et adaptée aux besoins particuliers de certains enfants. Mais pour cela, elle a besoin d’un minimum de 40 000 $.

Il y a 29 ans, Micheline Perreault a proposé à la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) une idée qui, à l’époque, sortait de l’ordinaire: offrir aux élèves un service de garde en milieu scolaire.

«C’était le premier du genre à la CSRN, a mentionné la technicienne en service de garde. Comme c’était avant-gardiste, j’ai proposé à la CSRN de me laisser gérer le service pendant un an. Si c’était épouvantablement déficitaire après ça, on abandonnerait. Il faut croire que ça a fonctionné, car de 40 élèves au départ, notre service en accueille à présent 338, qui proviennent des deux bâtiments de notre école. Et notre personnel est passé de 2 à 23 employés. Notre service a même servi de modèle pour tous les autres de la CSRN.

Ce personnel est nécessaire pour gérer tous les élèves qui bénéficient du service, parmi lesquels figurent plusieurs 12 enfants en cheminement particulier vivant avec diverses limitations.

Il faut croire que ça a fonctionné, car de 40 élèves au départ, notre service de garde en accueille à présent 338 Micheline Perreault

Un legs pour sa retraite

À présent qu’elle aborde la retraite, Micheline Perreault aimerait laisser en legs à ses petits protégés une cour d’école remise à neuf. «Ça fait près de 30 ans que je regarde la cour et je peux vous dire qu’elle est plus que désuète», a-t-elle lancé.

Son projet comprend deux modules de jeux neufs, d’une valeur totalisant un minimum de 40 000 $. Cependant, les coûts finaux seront plus élevés, puisque Mme Perreault souhaite les adapter aux besoins des élèves en cheminement particulier.

«C’est bien beau, avoir une chaise adaptée pour une balançoire, mais encore faut-il avoir ce qu’il faut pour l’installer. Et l’installer tout court, en conformité avec les normes du ministère de l’Éducation», a-t-elle cité en exemple.

De l’argent à toutes les sources

Depuis deux ans, la responsable du Service de garde Arc-en-ciel participe à toutes les initiatives qui peuvent lui permettre d’amasser des fonds. Cette année, elle a notamment reçu 1540 $ de la part de TC Media, dans le cadre du Défi Pierre-Lavoie.

«Notre société est très impliquée dans ce défi, a expliqué le directeur général régional, Joël Caya. Elle a ainsi remis à chaque directeur qui choisissait de vendre des billets un certain montant à verser à la cause de son choix.»

À ce jour, le service de garde de Sacré-Cœur a obtenu 2540 $ en dons. Les élèves participent aussi en organisant un bazar. Depuis deux ans, ils ont ainsi amassé 3000 $. «C’est un bon début, mais nous sommes encore loin du compte, a reconnu Micheline Perreault. C’est pourquoi je suis en train de préparer des demandes pour tous les programmes de subventions que je suis capable de trouver. Idéalement, si un mécène se présentait pour payer au moins une partie des travaux ou du matériel, ce serait encore mieux. Ça donnerait le signal au gouvernement que notre projet est sérieux.»