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La chasse aux planètes est ouverte à Rouyn-Noranda


Publié le 15 septembre 2017

Sommes-nous seuls dans l’univers? Voilà une des questions auxquelles René Doyon et son équipe de l’Institut de recherche sur les exoplanètes s’affairent à trouver les réponses.

©Université de Montréal et NASA

Ceux qui regardent le ciel nocturne en se demandant s’il existe de la vie ailleurs dans l’Univers seront satisfaits d’apprendre que la région accueillera prochainement une sommité en matière de recherche sur les planètes situées à l’extérieur du système solaire.

Directeur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes de l’Université de Montréal, René Doyon est le co-chercheur principal de SPIRou, un nouvel appareil infrarouge à haute résolution pour le Télescope Canada-France-Hawaii. Ce spectrographe, qui doit être mis en service d’ici la fin de l’année, pourra effectuer des mesures avec une précision suffisante pour détecter des planètes de la taille de la Terre dans la zone habitable d’étoiles similaires au Soleil.

L’Association des astronomes amateurs de l’Abitibi-Témiscamingue (AAAAT) est parvenue à inviter M. Doyon à Rouyn-Noranda. Il y prononcera une conférence adaptée au grand public portant sur la recherche de la vie à l’extérieur du système solaire. D’une durée d’environ une heure, celle-ci aura lieu le 23 septembre à 19h30 à l’auditorium de l’école D’Iberville.

«C’est une grande chance que nous avons d’accueillir ce type de conférencier chez nous, d’autant plus que c’est gratuit», a fait valoir le président de l’AAAAT, Richard Martin.

Outre ses travaux au SPIRou, M. Doyon participe aussi activement à divers programmes d’observation ciblant la recherche et la caractérisation des exoplanètes, des étoiles jeunes de faible masse et des naines brunes, une classe d’objets célestes à mi-chemin entre les planètes géantes comme Jupiter et les étoiles.

Il est aussi chercheur principal au Near-Infrared Imager And Slitless Spectrograph, un des quatre instruments scientifiques du télescope spatial James-Webb, un projet d’envergure auquel collabore notamment le Rouynorandien d’origine Charles-Philippe Lajoie, qui avait récemment été candidat pour devenir astronaute.