Cloutier peut enfin profiter d’un aréna neuf

Jean-François Vachon jean-francois.vachon@tc.tc
Publié le 11 mars 2016

Le travail de longue haleine et la persévérance des gens du quartier de Cloutier a payé. Vendredi, leur nouvel aréna Jean-Marie-Turcotte a finalement été inauguré. Un moment grandiose pour le petit quartier de Rouyn-Noranda.

«Quelle aventure, a lancé le maire Mario Provencher. Dans mes premiers mois comme maire, je venais rencontrer le quartier pour leur annoncer la fermeture. Ce fut une onde de choc», a-t-il expliqué.

Il n’y a pas de mot pour expliquer la reconnaissance que les gens du quartier ont pour cet aréna unique qui représente bien notre milieu. C’est un rêve qui se réalise Céline Turcotte

La présidente du comité des loisirs de Cloutier Céline Turcotte a rappelé ce moment. «Il y avait 200 personnes dans la salle qui avaient toutes envie de se transformer en guerrier. Mais notre conseiller Marcel Maheux était convaincu qu’une reconstruction était possible et, grâce à son travail, le comité de développement de Cloutier est né», a-t-elle rappelé.

«Il n’y a pas de mot pour expliquer la reconnaissance que les gens du quartier ont pour cet aréna unique qui représente bien notre milieu. C’est un rêve qui se réalise», a-t-elle ajouté.

Glace naturelle et lieu de rassemblement

L’aréna est non seulement doté d’une glace naturelle, mais il a aussi une salle communautaire qui permettra aux gens du quartier de se réunir. Il fut notamment construit avec du bois de l’Abitibi-Témiscamingue. 4 millions de dollars ont été nécessaires pour réaliser ce projet.

La glace de l'aréna Jean-Marie-Turcotte est naturelle.
TC Media/Jean-François Vachon

Il est notamment doter de salles communautaires et de locaux pour les jeunes. «Quand la Ville a fusionné. J’avais des doutes concernant le développement régional. Par ce projet, Rouyn-Noranda démontre admirablement la réussite de la conciliation du développement rural avec le développement urbain», a indiqué le ministre Luc Blanchette.

Un travail de sept ans

Le travail a été long et ardu pour le conseiller du secteur Marcel Maheux. En effet, en 2010, à la suite d’incidents, une étude indique que l’aréna de Cloutier présente des risques d’effondrement.

À ce moment, les gens de Cloutier se mobilisent. «Les gens avaient peur qu’on ne la reconstruise pas et que la ville abandonne le projet. La population du secteur savait qu’il ne serait pas en mesure de se payer cela tout seul», a-t-il avoué.

Le conseiller Marcel Maheux a travaillé très fort pour que le projet se réalise.
TC Media/Jean-François Vachon

«Ça faisait 50 ans que les gens profitaient de cette infrastructure. En plus, nous étions en milieu rural, ce fut un projet difficile à vendre, surtout qu’avec les coûts d’aujourd’hui et la population du secteur», a-t-il ajouté.

Le projet a ensuite connu des hauts et des bas. Ce fut l’ancien député libéral Daniel Bernard qui donna le premier coup de pouce à ce projet en ouvrant la voie à un financement par le biais du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). Puis, au gré des changements de gouvernement, ce dossier a dû être monté à au moins quatre reprises selon les dires de Marcel Maheux.

En 2014, le projet est finalement annoncé par l’ancien député péquiste Gilles Chapadeau et la construction s’amorce. Aujourd’hui, en face de l’ancien aréna de Cloutier qui tient encore debout, le nouvel édifice pourra devenir le cœur de ce petit quartier.

«L’ancien aréna sera sûrement détruit. On envisage de faire un parc ou quelque chose comme un skatepark», a lancé le conseiller Marcel Maheux.