Des services plus accessibles pour les enfants

Déficiences motrices et langagières

Anne Blondin anne.blondin@tc.tc
Publié le 2 novembre 2016

En regroupant les services offerts au 0 à 5 ans aux programmes Déficience intellectuelle, Trouble du spectre de l’autisme et Déficience physique, un meilleur suivi sera assuré pour les enfants ayant des retards langagiers et moteurs plus importants.

©TC Media – Anne Blondin

Les parents d’enfants ayant des retards moteurs ou langagiers n’auront plus à frapper à la porte de plusieurs intervenants avant d’avoir des services. La transition se fera grâce aux services d’intervention précoce pour les 0 à 5 ans.

L’annonce a été faite le mardi 1er novembre de la part de Sylvette Gilbert, directrice des programmes Déficience intellectuelle, Trouble du spectre de l’autisme et Déficience physique (DI-TSA et DP) du Centre intégré de Santé et des Services Sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

«Les services que nous offrions aux enfants âgés de 0 à 5 ans n’étaient pas intégrés aux programmes de déficience intellectuelle et de déficience physique, a expliqué Mme Gilbert. En les annexant à ces programmes, nous serons en mesure d’effectuer un meilleur suivi et de faciliter la transition des dossiers.»

La première étape pour les enfants présentant un retard léger au niveau langagier ou moteur est le service d’intervention précoce. «Il arrive parfois que les interventions précoces que l’on fait ne soient pas suffisantes pour combler le retard de l’enfant, a précisé Mme Gilbert. Dans ces cas-là, nous allons utiliser les services d’un niveau supérieur soit la stimulation précoce. En jumelant les services des 0 à 5 ans, le parent n’aura pas à aller frapper à une autre porte pour avoir des services pour son enfant et raconter son histoire à de nombreux intervenants.» 

Le parent n’aura pas à aller frapper à une autre porte pour avoir des services pour son enfant et raconter son histoire à de nombreux intervenants. Sylvette Gilbert

Fini les différentes références

Le jumelage des services sera bénéfique pour tous selon Sylvette Gilbert. Auparavant, plusieurs intervenants devaient être mêlés au dossier pour que l’enfant puisse recevoir les services adéquats lorsque les déficiences de celui-ci sont plus importantes.

«Le parent n’aura pas besoin de demander à son intervenant de lui faire une lettre de recommandation vers une autre direction, a spécifié Mme Gilbert. Parfois, la référence devait être faite vers un établissement complètement différent. On facilite la continuité des traitements pour le parent et pour l’enfant également.»

Les différents intervenants ont été regroupés dans les mêmes bureaux. «Les personnes qui travaillent avec les 0 à 5 n’ont qu’à sortir de leur bureau pour consulter leur voisin et leur transférer le dossier, a dit la directrice du DI-TSA et DP. Ils pourront échanger et assurer les suivis en étroite collaboration. En bout de ligne, c’est les enfants qui sont les grands gagnants.»