«C’est tough»

Catastrophe à Rouyn-Noranda


Publié le 19 avril 2017

L'attaquant Gabriel Fontaine avait de la difficulté à retenir ses émotions après la défaite des siens.

©TC Media/Jean-François Vachon

Les Huskies se dirigeaient vers une victoire. Menant 3 à 2, profitant d’un avantage numérique de quatre minutes en fin de troisième période, tout était en place pour que la meute l’emporte.

Cependant, les Saguenéens sont parvenus à marquer en retirant leur gardien pour égaliser les forces en présence. Ils ont ensuite remporté la rencontre en prolongation. «C’est tough. La situation est triste dans la chambre. On est une famille et les gars s’apprécient. C’est difficile de perdre dans une situation comme ça. Surtout quand on avait l’avance», a laissé tomber l’entraîneur-chef des Huskies Gilles Bouchard.

Gabriel Fontaine croyait aussi que son équipe allait être en mesure de marquer le but qui allait faire mal durant cet avantage numérique. «On a raté notre occasion de gagner la partie», a-t-il mentionné.

«C’est dur à expliquer. Ce sont des matchs où tout peut arriver. C’est difficile de finir notre saison comme ça. On doit tout de même sortir la tête haute. Même si on a éprouvé des difficultés en séries, on n’a pas lâché», a ajouté son coéquipier Alexandre Fortin.

Longue saison

Pour le pilote des Huskies, la défaite s’expliquait simplement. «Ce fut un match difficile et il y a un paquet de facteurs qui a fait qu’on est arrivé là. On avait des gars qui étaient fatigués mentalement et qui faisaient des jeux qu’ils ne font pas habituellement.»

Le court été a eu un impact selon lui en raison de la participation des Huskies à la Coupe Memorial. «L’entraînement d’été n’a pas été pareil. Ce fut différent. J’ai des gars qui, à la même date l’an dernier, était plus fort physiquement et mieux que présentement», a-t-il révélé.

Ce fait a engendré chez les Huskies une fatigue mentale. «Un gros pourcentage de la réussite dans le sport est mental. C’est 70% de la réussite. Les habiletés comptent pour 20% et le reste, c’est le facteur chance. Mentalement, quand tu es fatigué, ça devient plus difficile. On n’était pas loin d’aller chercher cette série quand même», a-t-il fait valoir.

On a déjà gagné des parties importantes. On est déjà passé par là. On ne l’a pas géré comme on est capable de la gérer

Gilles Bouchard

De plus, son équipe a mal géré sa partie.

Le facteur blessure

Tout au long de la saison, les Huskies ont dû jouer avec un bon nombre de blessés. «Je suis fier des gars. On s’est battu toute la saison avec des blessures. Personne n’a chialé. Les jeunes ont pris la place des plus vieux. Ce fut positif», a-t-il soutenu.

«Les gars ont bataillé. On a affronté Halifax et ce fut difficile. On aurait pu baisser la tête contre eux. Face à Chicoutimi, en perdant la série 3 à 2, on devait gagner deux matchs. On s’est battu jusqu’à la fin», a-t-il ajouté.

Selon lui, les Huskies ont connu une saison difficile. «Mais on a quand même eu une bonne saison. Les gars doivent être fiers de ce qu’ils ont accompli.»