Les Huskies intraitables à domicile

La meute mène la série finale 2 à 0

Jean-François Vachon jean-francois.vachon@tc.tc
Publié le 7 mai 2016

L'attaquant Anthony John Greer a continué ses excellentes séries. Il a notamment inscrit deux buts dans le deuxième match.

©TC Media/Jean-François Vachon

Les Huskies ont réussi à conserver leur avance dans cette deuxième partie qui s’est étirée sur deux jours en raison d’un tuyau de réfrigération percé remportant une victoire de 4 à 1 sur les Cataractes de Shawinigan devant une foule de 3 600 personnes. La meute mène maintenant la série 2 à 0.

Anthony John Greer a encore une fois été un facteur clé dans ce match en inscrivant deux buts. «Tout au long du match, que ce soit vendredi ou samedi, on était concentré. Notre défensive a été excellente. On a aussi été plus discipliné. On peut juste regarder vers l’avant», a-t-il soutenu.

«AJ, quand il est arrivé, il m’a dit qu’il voulait gagner. C’est un compétiteur», a précisé son entraîneur Gilles Bouchard.

Ce dernier était très satisfait de la performance des Huskies. «Ce fut un excellent 40 minutes, surtout le dernier 20 minutes. On a mieux joué qu’hier. Les intentions des gars étaient incroyables. On a joué dans notre identité d’équipe. On a bougé notre rondelle et on s’est servi de notre vitesse.»

Il faut rendre crédit à Rouyn-Noranda. De la façon qu'ils ont joué, il n’y a pas beaucoup d’équipes dans la ligue qui auraient pu leur tenir tête Claude Bouchard

La foule change la donne

Avec le bris du tuyau, les Huskies étaient dans le néant. «On pensait qu’il y allait avoir 2 000 personnes, mais finalement, la réponse a été incroyable. 3 000 personnes encore. Ça l’a un impact direct sur nos joueurs», a soutenu Gilles Bouchard.

Pour Greer, ce fut une différence dans cette victoire. «Partir de 2 à 1, c’est difficile parce que tu ne sais pas où est le momentum. Je remercie les partisans qui nous ont vraiment donné de l’énergie»

Il faut dire que la situation a demandé une bonne concentration. «Vendredi, on ne s’attendait pas à ça. D’arriver pour la deuxième période samedi, c’était bizarre un peu et on savait qu’on devait être intense. On partait le match en se disant que c’était 0 à 0 et qu’ils allaient sortir forts», a soutenu Nikolas Brouillard.

Un poteau qui fait la différence

Dans les premières minutes de la deuxième période, Anthony Beauvillier a atteint le poteau. Ce but aurait créé l’égalité. «Le poteau que j’ai touché fait vraiment mal. À 2 à 2, ça aurait été un match différent», a-t-il admis.

Claude Bouchard abondait dans le même sens. «Si on avait fait 2 à 2, ça aurait été bon pour notre confiance. On s’est mis à prendre des punitions d’indiscipline et a joué frustré. Le momentum, on l’a perdu avec nos punitions», a-t-il indiqué.

Anthony Beauvillier a saisi la balle au bond. «On avait beaucoup de chances et on n’était pas capable de la mettre dedans. On a resté frustré et ça nous a tué»

Le crédit aux Huskies

Le pilote des Cataractes a aussi lancé des fleurs aux Huskies. «Il faut rendre crédit à Rouyn-Noranda. De la façon qu'ils ont joué, il n’y a pas beaucoup d’équipes dans la ligue qui auraient pu leur tenir tête», a-t-il signalé.

«On joue contre la meilleure équipe au Canada. Ils ont beaucoup de qualités et ils sont réputés pour être constants dans leurs détails. On était conscient que ce serait difficile», a-t-il ajouté.

Peter Abbandonato avait réussi à ouvrir la marque lundi avant que le match ne soit interrompu après la première période.
TC Media/Jean-François Vachon

Un début de match vendredi

Vendredi, les Huskies ont brisé la glace en milieu de première période. Sur une contre-attaque, Francis Perron a soulevé la rondelle en direction de Peter Abbandonato (4e) qui s’est retrouvé seul devant Philippe Cadorette. L’attaquant a faufilé la rondelle entre les jambières du cerbère.

Quelques instants plus tard, les Cataractes ont répliqué. Alexis D’Aoust a repéré Anthony Beauvillier (13e) dans l’enclave. Ce dernier n’a pas raté cette occasion.

Puis, en fin de période, Anthony John Greer (9e) a une nouvelle fois trompé la vigilance de Cadorette avec un tir tout juste au-dessus de l’épaule.

Un retour intéressant samedi

Samedi, lorsque la deuxième période a enfin commencé, Anthony John Greer (10e) a doublé l’avance des Rouynorandiens avec un lancer sur réception après une passe précise de Timo Meier.

La meute a aussi dominé 19 à 9 au chapitre des lancers les Cataractes.

Scier les jambes

En début de troisième période, sur une contre-attaque, Timo Meier a remis la rondelle à Nikolas Brouillard qui l’a tout de suite redirigé vers Francis Perron (11e) qui n’a eu aucune difficulté à faire scintiller la lumière rouge.

Mikhail Denisov est venu remplacer Philippe Cadorette en fin de troisième période.