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Il écope d’un an de prison pour leurre informatique


Publié le 12 septembre 2017

Un adulte qui tient des propos sexuels avec des personnes de moins de 16 ans, même via un ordinateur, est passible d’une poursuite.

©Photo TC Media : Archives

Accusé d’avoir tenu des propos sexuels via les réseaux sociaux avec une fille qu’il croyait âgée de 13 ans, Denis Ross écope de 374 jours de prison.

L’homme de 54 ans, de Val-d’Or, a plaidé coupable aux accusations qui pesaient contre lui, notamment de leurre informatique, soit d’avoir discuté avec une policière qui se faisait passer pour une adolescente.

Il a aussi plaidé coupable, au Palais de justice de Val-d’Or, d’avoir brisé certaines de ses conditions. Ross a changé d’adresse sans avertir le tribunal, avait un cellulaire alors que cela lui était interdit et a été aperçu dans un parc par des policiers, assis près d’un enfant. Rappelons qu’il n’a pas le droit de se tenir dans des endroits où il est possible d’y croiser des enfants de moins de 16 ans.

«Dès les premiers instants de la discussion, l’accusé tient des propos sexuellement explicites. Il envoie des photos et en demande en retour», a mentionné l’avocat de la poursuite, Me Nicolas Bigué.

Autres conditions

«La peine minimale de 12 mois imposée à l’accusé reflète bien la gravité des gestes posés. Les discussions ont duré plus de deux mois, a rappelé la juge de la Cour du Québec, Renée Lemoine.

«Je suis la suggestion commune des parties, car elle m’apparaît raisonnable. Après la détention, l’accusé aura une probation supervisée de 30 mois, sera enregistré dans le registre des délinquants sexuels pour 20 ans, devra fournir un échantillon d’ADN et bénéficiera de 10 mois pour payer une amende de 100 $ sur chacun des trois chefs d’accusation», a-t-elle ajouté.

Ross n’aura pas le droit d’avoir un cellulaire ou un appareil qui donne accès à Internet, un emploi avec un lien de confiance sur un enfant de moins de 16 ans et ne pourra pas se trouver dans des lieux où des mineurs pourraient se tenir, dont les garderies, les parcs, les plages et les centres communautaires.  

Le public est invité à transmettre toute information au sujet de l'exploitation sexuelle des jeunes à l'adresse suivante: cyberaide.ca.