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Un Valdorien accusé de voies faits armés et de menaces de mort


Publié le 10 août 2017

Kevin Huard fait face à plus de 15 accusations pour des actes qui se seraient déroulés de juillet 2014 à juillet 2017.

©Photo tirée de Facebook

Kevin Huard, 21 ans, est accusé de plusieurs actes violents, soit des voies de faits ou des menaces de mort, à l'endroit de quatre présumées victimes. Le juge de la Cour du Québec, Marc Ouimette, l’a remis en liberté avec des conditions à respecter en attendant la suite des procédures judiciaires.

L’enquête sur remise en liberté du Valdorien s’est tenue au Palais de justice de Val-d’Or, mercredi après-midi. Huard fait face à des accusations de menaces de mort, de harcèlement criminel, d’avoir dit à une tierce personne vouloir causer la mort ou des lésions corporelles à une autre personne, de voies de fait avec une arme, d’avoir séquestré ou saisi de force ses présumées victimes et de possession d’une arme avec l’intention de commettre une infraction.

Les faits reprochés se seraient déroulés sur une période de trois ans, soit du 31 juillet 2014 au 28 juillet 2017. Pour l’une des présumées victimes, on parle de gestes violents étalés sur une période de trois ans alors que pour une autre, ils se seraient tenus dans un délai d’une semaine.

Une ordonnance de non-publication nous interdit de révéler tout ce qui pourrait identifier les présumées victimes.

Récidiviste estime la poursuite

Lors de l’enquête caution, la stagiaire du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Clara-Élodie De Pue, s’est opposée à la remise en liberté de Kevin Huard.

«L’accusé a fait les mêmes infractions par le passé et il avait été remis en liberté avec les mêmes conditions que la défense offre aujourd’hui. Il connait les conséquences de ne pas respecter ses conditions. Il est violent, jaloux, possessif et contrôlant. Il n’a pas conscience de son problème de violence, a estimé l’avocate en stage.

«Monsieur le juge, j’aimerais que vous gardiez en tête la toile de fond de ses délits. Il a appelé une [présumée] victime à 74 reprises et a dit à l’une d’elles qu’il voulait lui péter toutes les dents dans la «yeule». Dès qu’il était libre, il refaisait les mêmes infractions, et ce, sur quatre [présumées] victimes, a souligné Clara-Élodie De Pue.

«Je pense qu’il va respecter ses conditions envers celles de ses dossiers devant la cour. Mais je crains qu’il puisse refaire d’autres infractions similaires à de futures victimes», a-t-elle mentionné.

Huard a affirmé avoir suivi deux séances pour gérer ses émotions via un programme d’aide en violence pour les hommes. «Les accusations auxquelles il fait face aujourd’hui et dans ses autres dossiers dépassent largement les émotions et les paroles», a affirmé la stagiaire.  

Libéré

Afin de prouver sa bonne foi, l’accusé a témoigné, mercredi après-midi. «J’ai appris dans mes suivis que j’étais dépendant affectif. À mon âge, j’ai le temps de faire des changements. Je suis bien partie dans la vie, j’ai un travail, je ne veux pas gâcher cela», a-t-il affirmé.

«Je vois ici quelqu’un qui veut s’aider. Il a un emploi stable de 60 heures par semaine qui va l’occuper, le soutien de sa famille et n’a pas une feuille de route criminelle longue. Ce n’est pas nécessaire de le garder en détention», a plaidé son avocat, Me Samuel Bérubé.

Le juge Ouimette a finalement penché en faveur de la défense et a libéré l’accusé pendant les procédures judiciaires.

Huard devra toutefois respecter des conditions, dont un couvre-feu de 21h à 6h, ne pas communiquer avec les présumées victimes ni se rendre à leur domicile. Il reviendra en cour le 11 septembre pour une comparution.