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Éric Denis coupable d'entrave et de complot


Publié le 12 avril 2017

Le jugement a été rendu mardi, au Palais de justice de Val-d'Or.

©Photo TC Média – archives

Le Valdorien Éric Denis a été reconnu coupable de deux chefs d'accusation d'entrave à la justice et de complot pour faire entrave à la justice, relativement à des événements qui se sont produits à l'automne 2013.  

La juge Denise Descôteaux, de la Cour du Québec, a rendu son verdict le mardi 11 avril, au Palais de justice de Val-d'Or.

Au cours du procès, tenu en décembre et janvier dernier, le ministère public, représenté par Me Nicolas Bigué, avait fait entendre une série d'appels téléphoniques logés auprès d'un témoin, après que celui-ci ait parlé à la police dans le dossier du meurtre du demi-frère d'Éric Denis, Benoît.

Dans ses coups de fil, réalisés à partir du pénitencier, il a notamment laissé entendre que ce témoin allait avoir des problèmes par rapport à son témoignage.

La défense, représentée par Me Sylvie Bordelais, prétendait que la preuve de l'entrave ou du complot n'avait pas été faite hors de tout doute raisonnable, estimant que son client avait appelé le témoin afin de comprendre pourquoi son nom était sorti dans le témoignage filmé par la police.

La juge Descôteaux n'a visiblement pas cru l'accusé. «Sa version des faits n'est pas crédible, a-t-elle expliqué. Son témoignage, illogique et incohérent, se modifiait au gré des questions. L'ensemble de la preuve démontre hors de tout doute raisonnable que l'accusé voulait passer un message et ébranler le témoin.»

L'accusation de complot pour entrave a également été prouvée aux yeux du juge. «L'accusé a utilisé le téléphone et l'oreillette appartenant à Serge Pomerleau. La preuve démontre qu'il entretenait des contacts avec son groupe. Les appels démontrent clairement qu'il tente d'aider ses comparses», a noté la juge.

Sentence

Lors des représentations sur sentence, Me Bigué a proposé une peine d'emprisonnement de 60 mois pour Éric Denis.

«Les faits sérieux pour lesquels il est condamné viennent ébranler les fondements du système de justice. On doit passer un message clair, surtout que M. Denis a 17 antécédents de complots dans son dossier criminel.»

M. Bordelais a pour sa part proposé une peine de deux ans de prison. La juge Descôteaux a pris la cause en délibéré et elle annoncera la sentence le 23 mai.