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Un «lift» Amos-La Sarre qui a tourné au vinaigre


Publié le 11 avril 2017

Serge Daigle pourra poursuivre sa réhabilitation avec une peine de détention avec sursis.

©tirée de Facebook

Un lift Amos-La Sarre a mal tourné et vaudra une peine de 10 mois de détention avec sursis pour Serge Daigle.

L'Amossois de 35 ans a décidé de régler tous ses dossiers d'Amos et La Sarre, évitant ainsi deux procès, le 4 avril au Palais de justice d'Amos. Il s'est représenté seul, sans avocat.

Daigle a plaidé coupable à des accusations de conduite dangereuse, d'avoir proféré des menaces de causer des lésions et des menaces de détruire un bien, de voies de fait, de possession simple de cannabis (2,74 grammes) et d'avoir manqué à divers engagements.

Dans le principal dossier, l'accusé aurait obtenu le 22 octobre 2015 un lift d'Amos vers La Sarre. Selon les faits résumés par Me Nicolas Bigué, de la poursuite, Daigle était intoxiqué et n'avait pas dormi la veille. Il était agité et une chicane a eu lieu entre lui et la conductrice. Il aurait menacé de s'en prendre la conductrice, puis à son véhicule. Il aurait tiré sur le volant (conduite dangereuse), et aurait usé de la force contre la conductrice (voies de fait). Il a toutefois indiqué au tribunal qu'il avait empoigné le bras de la victime pour éviter une deuxième claque.

La voiture s'est arrêtée sur l'accotement et les policiers ont été appelés. Serge Daigle n'aurait pas voulu passer les menottes et aurait donc résisté à son arrestation. Le cannabis a été jeté au sol.

En mode réhabilitation

Bien qu'il possède de nombreux antécédents judiciaires en diverses matières, qui lui ont valu des peines de détention allant de 3 à 6 mois, la peine suggérée par Me Bigué, avec laquelle Daigle était d'accord, a tenu compte d'une accalmie des dernières années et de sa prise en main. «Ça fait cinq ans que je me tiens tranquille et que j'essaie que ça aille bien», a-t-il notamment déclaré au tribunal.

Ainsi, au lieu d'une peine en prison, Me Bigué a proposé 10 mois de détention avec sursis, c'est-à-dire à purger dans la collectivité. Ce à quoi s'est rangé le juge Marc E. Grimard, de la Cour du Québec. Cette peine lui permettra notamment de conserver son emploi dans les mines et poursuivre sa réhabilitation.

Un don de 3000 $

Il sera assigné à domicile pendant les cinq premiers mois de sa peine, sauf pour le travail. Il devra ensuite se conformer à un couvre-feu. Il versera également un don de 3000 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels. Il lui sera interdit de consommer des drogues et de l'alcool, de posséder des armes à feu et d'entrer en contact avec la victime et les témoins. Il fera de plus l'objet d'une probation de 12 mois avec les conditions de ne pas communiquer avec la victime et les témoins.