Coupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans

La sentence sera rendue en mai

Lucie Charest lucie.charest.lafrontiere@gmail.com Publié le 15 janvier 2016

Roger Labrosse jr a quitté le Palais de justice de Ville-Marie avec son sac d’effets personnels. Il devra revenir pour connaître sa peine le 20 mai.

©TC Media - Lucie Charest

Roger Labrosse jr, reconnu coupable d’agression sexuelle sur une enfant de moins de 16 ans, devra patienter jusqu’au 20 mai pour entendre le prononcé de sa peine par la juge Josée Bélanger.

Nous parlons ici de fellations, d’attouchements, de pénétration digitale et de relations sexuelles complètes, qui se sont échelonnés sur deux années et à une fréquence très élevée

Me Marc-André Roy, procureur de la Couronne

Les représentations sur sentence ont duré près de deux heures au Palais de justice de Ville-Marie le 15 janvier. Le procureur de la Couronne, Marc-André Roy a insisté auprès de l’honorable juge Bélanger pour qu’elle tienne compte de l’augmentation des peines au cours des dernières années dans les cas d’abus sexuels chez des personnes de moins de 16 ans.

«Dans ce cas-ci, il s’agissait d’une famille reconstituée, où M. Labrosse tenait le rôle du grand-père, a-t-il souligné. Il était en position d’autorité face à la victime. À aucun moment, il n’a admis les faits, donc n’a fait preuve ni d’empathie ni de remords, ce qui écarte toute possibilité de thérapie.»

Me Roy a également attiré l’attention de la juge sur la gravité des faits, qu’il situe dans la sphère supérieure, dont Labrosse a été reconnu coupable en août 2015. «Nous parlons ici de fellations, d’attouchements, de pénétration digitale et de relations sexuelles complètes, qui se sont échelonnés sur deux années et à une fréquence très élevée, a-t-il rappelé. Monsieur a également exercé une emprise sur la victime en surveillant ses communications, ses fréquentations et s’est même rendu à son école. De plus, il lui a fourni du cannabis en échange de relations sexuelles.»

Déjà emprisonné par ses problèmes

L’avocat de la défense, Me Daniel Ouellette, a demandé à la juge ne pas demeurer insensible au fait que son client n’a pas d’antécédents judiciaires, qu’il s’agit d’un métis, détenant sa carte attestant de son statut amérindien depuis sept ans, qui habite dans la réserve algonquine de Eagle Village. «Les autochtones sont déjà très représentés dans le milieu carcéral, où ils sont victimes de racisme», a-t-il souligné.

Par la suite, Me Ouellette a attiré l’attention de la juge sur la situation personnelle de Roger Labrosse jr, lui-même victime d’un lourd passé. «Sa jeunesse et son passé le classent dans une catégorie de personnes emprisonnées de façon systémiques dans leurs problèmes, a-t-il évoqué. Il a très bien collaboré aux évaluations qu’il a subies. Celles-ci ont démontré que les problèmes vécus à l’intérieur de sa propre famille, alors qu’il était enfant, avaient eu un impact important sur lui. Il est décrit comme un dépendant schizoïde et dépendant déviant.»

La Couronne a demandé une peine d’emprisonnement de plus de quatre ans, et la Défense a quant à elle réclamé une peine de 30 mois ou moins.

Coupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans

La sentence sera rendue en mai

Lucie Charest lucie.charest.lafrontiere@gmail.com Publié le 15 janvier 2016

Roger Labrosse jr a quitté le Palais de justice de Ville-Marie avec son sac d’effets personnels. Il devra revenir pour connaître sa peine le 20 mai.

©TC Media - Lucie Charest


Roger Labrosse jr, reconnu coupable d’agression sexuelle sur une enfant de moins de 16 ans, devra patienter jusqu’au 20 mai pour entendre le prononcé de sa peine par la juge Josée Bélanger.

Nous parlons ici de fellations, d’attouchements, de pénétration digitale et de relations sexuelles complètes, qui se sont échelonnés sur deux années et à une fréquence très élevée

Me Marc-André Roy, procureur de la Couronne

Les représentations sur sentence ont duré près de deux heures au Palais de justice de Ville-Marie le 15 janvier. Le procureur de la Couronne, Marc-André Roy a insisté auprès de l’honorable juge Bélanger pour qu’elle tienne compte de l’augmentation des peines au cours des dernières années dans les cas d’abus sexuels chez des personnes de moins de 16 ans.

«Dans ce cas-ci, il s’agissait d’une famille reconstituée, où M. Labrosse tenait le rôle du grand-père, a-t-il souligné. Il était en position d’autorité face à la victime. À aucun moment, il n’a admis les faits, donc n’a fait preuve ni d’empathie ni de remords, ce qui écarte toute possibilité de thérapie.»

Me Roy a également attiré l’attention de la juge sur la gravité des faits, qu’il situe dans la sphère supérieure, dont Labrosse a été reconnu coupable en août 2015. «Nous parlons ici de fellations, d’attouchements, de pénétration digitale et de relations sexuelles complètes, qui se sont échelonnés sur deux années et à une fréquence très élevée, a-t-il rappelé. Monsieur a également exercé une emprise sur la victime en surveillant ses communications, ses fréquentations et s’est même rendu à son école. De plus, il lui a fourni du cannabis en échange de relations sexuelles.»

Déjà emprisonné par ses problèmes

L’avocat de la défense, Me Daniel Ouellette, a demandé à la juge ne pas demeurer insensible au fait que son client n’a pas d’antécédents judiciaires, qu’il s’agit d’un métis, détenant sa carte attestant de son statut amérindien depuis sept ans, qui habite dans la réserve algonquine de Eagle Village. «Les autochtones sont déjà très représentés dans le milieu carcéral, où ils sont victimes de racisme», a-t-il souligné.

Par la suite, Me Ouellette a attiré l’attention de la juge sur la situation personnelle de Roger Labrosse jr, lui-même victime d’un lourd passé. «Sa jeunesse et son passé le classent dans une catégorie de personnes emprisonnées de façon systémiques dans leurs problèmes, a-t-il évoqué. Il a très bien collaboré aux évaluations qu’il a subies. Celles-ci ont démontré que les problèmes vécus à l’intérieur de sa propre famille, alors qu’il était enfant, avaient eu un impact important sur lui. Il est décrit comme un dépendant schizoïde et dépendant déviant.»

La Couronne a demandé une peine d’emprisonnement de plus de quatre ans, et la Défense a quant à elle réclamé une peine de 30 mois ou moins.