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Un incendie entraîne un avis d'ébullition à Val-d'Or


Publié le 12 avril 2017

(Photo TC Media - Archives)

Les pompiers ont maîtrisé un incendie à la station de pompage principale de la Ville de Val-d'Or mercredi matin. Par mesure préventive, la Ville demande aux citoyens de faire bouillir l'eau jusqu'à nouvel ordre.

Selon Jean-Pierre Tenhave, directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Val-d'Or, des courts-circuits dans les panneaux électriques ont causé l'incendie. «On a fait des interventions nécessaires pour contrôler l'incendie. Le bâtiment est resté debout et les pompes n'ont pas été touchées», explique M. Tenhave.

Quand il y a une baisse de pression comme cela, c'est là où on voit qu'il peut y arriver des situations de bris, d'infiltrations et c'est pour cela que de façon automatique, on va procéder avec un avis d'ébullition

Pierre Corbeil

René Roy (responsable de la gestion de l'eau à Val-d'Or) et Pierre Corbeil (maire de Val-d'Or), lors du point de presse de mercredi matin.
Photo TC Média – Thomas Deshaies

En conférence de presse quelques heures après l'événement, le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, a expliqué que les dégâts n'étaient pas majeurs. «Ce n'est pas le réseau (électrique) qui fait fonctionner les pompes, mais le réseau qui est à côté pour assurer l'éclairage de la bâtisse et le chauffage», a-t-il mentionné.

Malgré tout, la station de pompage principale ne pourra pas être opérationnelle avant que des réparations n'aient été effectuées. «À partir du moment où vous demandez à Hydro-Québec de couper le courant, on ne peut pas rien faire, même avec ce qui fonctionne, a expliqué M. Corbeil. Si l'électricien dit: "j'ai isolé le secteur défectueux et vous pouvez redémarrer les pompes", on va le faire.»

Une semaine à bouillir l'eau?

La Ville a émis un avis d'ébullition de l'eau puisque c'est la station de pompage secondaire qui a pris le relais pour alimenter en eau potable la ville, causant ainsi une baisse de pression. «On comprendra qu'entre l'arrêt du puits principal et le redémarrage (du secondaire), c'est cela qui explique la baisse de la pression», a expliqué M. Corbeil.

Cette fluctuation pourrait avoir occasionné des infiltrations de terre ou  des bris dans le réseau de distribution. Un programme d'échantillonnage hebdomadaire sera lancé pour tester la qualité de l'eau et les échantillons seront acheminés à un laboratoire indépendant. «Vous comprendrez que des résultats négatifs le lundi devront être confirmés par ceux du mardi, du mercredi, puis quand le cumul de résultats négatifs sera au rendez-vous, c'est là qu'on va lever l'avis d'ébullition. Ça peut prendre quelques jours, jusqu'à une semaine», a affirmé Pierre Corbeil au point de presse de mercredi matin.

Le maire Pierre Corbeil s'est voulu rassurant sur les performances de la station de pompage secondaire utilisée actuellement pour fournir de l'eau potable aux citoyens. Il s'agit de l'ancienne station qui a été maintenue opérationnelle pour répondre à ce type de problématique. «On en fait l'entretien régulièrement et on fait l'échantillonnage du contrôle de la qualité de l'eau comme si on l'utilisait sur une base continue», a mentionné M. Corbeil.

La station de pompage secondaire s'approvisionne à la même source d'eau que la principale. «Il est à 300 mètres du puits principal, donc ça nous donne accès à une eau en quantité et en qualité en un court délai, a précisé le maire. C'est notre police d'assurance, puis ça fonctionne.»