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Réflexions environnementales et sociales

Expositions au MA


Publié le 21 septembre 2017

Cela aura pris près de cinq ans à l’artiste Daniel Corbeil pour concrétiser son module de survie, qui est exposé pour la première fois.

©TC Media – Anne Blondin

Deux nouvelles expositions seront dévoilées au MA Musée d’art le vendredi 22 septembre et elles sauront vous interpeller.

L’exposition Module de survie pour un avenir incertain est le projet du Valdorien Daniel Corbeil. Mêlant maquettes, photographies et architecture, l’artiste nous amène dans un univers qui évoque une station interstellaire.

«L’exposition traite de la question environnementale et de notre rapport que nous avons face à l’environnement. C’est une thématique qui perdure dans mon travail, soit l’idée du paysage transformé par l’être humain. Cette préoccupation me vient de mon enfance, où j’ai grandi entouré de mines», a mis en contexte M. Corbeil.

La pièce maîtresse de l’exposition, le module de survie, est présentée pour la première fois au public. «Au cours des dernières années, j’ai beaucoup traité des changements climatiques et de quelles façons l’humain va y répondre. Dans une nature qui est de plus en plus précaire et perturbée, nous allons peut-être en venir au point où nous devrons survivre en cultivant des éléments dans des environnements artificiels», a expliqué l’artiste.

En plus de pouvoir observer le module de l’extérieur comme de l’intérieur, il sera possible pour les visiteurs de voir le processus de création qui a mené à l’œuvre. Plusieurs photographies et plans d’œuvres précédentes de Daniel Corbeil sont également exposés jusqu’au 2 décembre 2017.

Absence

Francine Plante, alias Pokio, et Colette Jacques sont deux artistes et amies qui partagent leur talent et complicité dans l’exposition Absence. Celle-ci traite de la disparition de milliers de femmes autochtones au Canada.

«Cela fait des années que je travaille sur ce sujet-là. Je transporte la douleur des femmes autochtones par mes performances. Je suis Métisse et je fais un travail spirituel», a indiqué Mme Jacques, qui est également connue comme étant la Femme qui crie.

C’est grâce au financement de la Commission culturelle du Témiscamingue que Francine Plante a pu concrétiser son projet.

«Je suis allée rencontrer les femmes autochtones de Winneway et Colette m’accompagnait. Avec leur collaboration, j’ai créé deux vêtements qui sont exposés au MA, dont une cape comportant 1186 douilles de fusil cousues qui représentent le nombre de femmes autochtones assassinées ou disparues lorsque nous avons commencé le projet», a expliqué Mme Plante.

Une installation comportant de nombreuses douilles sera également présentée à l’exposition. Des tableaux et d’autres installations pourront être admirés.

Les deux artistes feront des performances sur place lors du vernissage, qui aura lieu le 22 septembre. L’exposition Absence sera présentée jusqu’au 22 octobre.