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Guillaume Tétreault «en feu» dans un clip de BOJO's Film


Publié le 8 août 2017

L'affiche du court métrage Fire.

©gracieuseté - BOJO's Film

Les prouesses en ski nautique de Guillaume Tétreault, une quête amoureuse et la musique de Slingshot Brothers sont au cœur du nouveau court métrage réalisé par BOJO's Film et lancé le 8 août.

Intitulé Fire, tout comme la chanson qui sert de trame sonore, le film d'environ 5 minutes (vous pouvez le regarder sous l'article) est à la fois un court métrage à saveur humoristique, un vidéoclip et une démonstration des talents du champion canadien en figures de ski nautique.

On croit pouvoir rejoindre beaucoup de gens: les amateurs de ski nautique, les fans de Slingshot Brothers et ceux qui veulent voir un court métrage

Michelle Beaudoin

Michelle Beaudoin s'apprête à tourner une scène avec Jade Brière (dans la voiture).
gracieuseté - BOJO's Film

«Au tout début du projet, il y a deux ans, on avait accroché sur une chanson des Black Keys. On avait jasé avec Guillaume de l'idée de faire un film de ski nautique sur cette chanson. On a fait un premier jet, puis on a réalisé que ce serait impossible de se payer les droits d'auteur pour la chanson. C'est là qu'on s'est dit qu'on pourrait contacter un groupe de la région», explique Marc-Antoine Jodoin, qui forme BOJO's Film avec Michelle Beaudoin.

«Ils nous ont d'abord approchés parce qu'on jouait cette chanson dans notre spectacle. Mais ça ne réglait pas les problèmes des droits d'auteur. On leur a donc soumis des pré-productions de chansons qu'on prépare pour notre prochain album. Ils ont choisi notre plus énergique, Fire, qui cadrait bien avec leur projet. On l'a créée en 2015, mais on ne l'avait jamais terminée. Disons que le projet nous a donné le coup de pied au derrière qui manquait», affirme en riant Yannick St-Amand, membre du groupe Slingshot Brothers.

Mettre le ski nautique en valeur

Comme pour Aperception et C'est la vie, BOJO'S Film a travaillé en collaboration. Cette fois-ci, c'est avec l'athlète Guillaume Tétreault, qui partage la vedette avec Jade Brière. Tous deux à leur première expérience devant une caméra, ils sont les personnages centraux de cette histoire, où un coureur de jupons à l'ego démesuré tente de séduire une jeune fille avec ses prouesses en ski nautique.

Tournage d'une scène de volleyball de plage dans le film, avec Marc-Antoine Jodoin qui manipule la grue.
gracieuseté - BOJO's Film

«C'est une vidéo où l'on voit bien mes mouvements. Pour moi, c'était important que ce soit précis au niveau technique. Ça va me faire une bonne visibilité. Et ils ont trouvé des angles que je n'avais jamais vus dans des films de ski nautique, que ce soit sous la corde, de côté, etc. On avait une Go Pro et on ne l'a finalement pas utilisée parce que c'est ce qu'on voit partout», affirme l'athlète de 22 ans, qui est très reconnaissant d'avoir pu participer au projet.

«Il fallait que les scènes de ski soient épiques, renchérit Marc-Antoine Jodoin. C'était aussi important pour nous de respecter tout l'aspect technique du sport.»

Quant à Jade Brière, elle a été recommandée par Maé Bouchard, qu'on a pu voir dans les deux autres productions de BOJO's Film. «Ce fut vraiment une belle expérience. Tu vois tout ce qu'ils font derrière les scènes et tous les efforts que ça demande», souligne celle qui s'est aussi impliquée dans la production et qui ne s'était pas encore vue à l'écran.

Les deux passionnés derrière BOJO's Film, Marc-Antoine Jodoin et Michelle Beaudoin.
gracieuseté - BOJO's Film

Un look «vintage»

L'équipe de BOJO's Film mise sur un découpage très dynamique. Pour la première fois, un membre de l'équipe a agi comme directeur photo. Michelle Beaudoin a suivi une formation à cet effet, ne laissant aucun détail visuel au hasard. «On a voulu faire du Hollywood en Abitibi, image-t-elle. On a aussi voulu donner un look vintage des années 1970. C'est un film coloré, mais tout a été placé volontairement.»

«C'est caricatural un peu; les expressions et les traits sont grossis. On a aussi fait des références à certaines séries et films», prévient Marc-Antoine Jodoin.

 

L'affiche du court métrage Fire.
gracieuseté - BOJO's Film

Dame Nature a encore fait des siennes

Si elle a dû affronter les froids polaires sibériens lors du tournage de Aperception, l'équipe de BOJO's Film a de nouveau fait face aux caprices de Dame Nature. Cette fois-ci, les deux jours prévus de tournage en juin se sont finalement étirés sur plusieurs journées jusqu'en juillet, en raison de la météo peu clémente du début de l'été.

 

De trois minutes… à cinq minutes

La chanson Fire dure environ trois minutes et le film en dure cinq. L'équipe de production a donc subtilement fait quelques boucles pour étirer la pièce. «La musique joue un rôle vraiment important. C'est elle qui installe l'ambiance. Le montage visuel est fait en fonction de la chanson», précise Michelle Beaudoin. La version finale a été livrée le 31 juillet par le groupe, huit jours avant la mise en ligne de la vidéo! Ils ont aussi utilisé un extrait de la pièce Girlfriend du premier album de Slingshot Brothers à la fin du film.

 

Des placements de produits

Pour supporter financièrement les coûts de la production, BOJO's Film a effectué certains placements de produits. «On pense que c'est la première fois que ça se fait dans la région. On a essayé de faire ça le plus subtilement possible et je crois qu'au final, on ne s'en rend pas trop compte. Ça nous aide à financer le projet, sinon on aurait carrément fait du trou», fait valoir Michelle Beaudoin.