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Junior Majeur en ouverture du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Hochelaga, terre des âmes en clôture


Publié le 24 août 2017

Le producteur Christian Larouche espère que le public rouynorandien appréciera le film Junior Majeur.

©La Frontière/Jean-François Vachon

Le défi était de taille, mais le producteur Christian Larouche et toute son équipe auront réussi un petit miracle. Livrer le film Junior Majeur juste à temps pour ouvrir le 36e Festival du cinéma international du cinéma en Abitibi-Témiscamingue.

«C’était vraiment mon défi. Ce n’est pas évident et je crois que je vais avoir la copie le 26 ou le 27 octobre. On va possiblement voir le film en version finale en même temps que les festivaliers», a lancé le producteur du film Christian Larouche

Il y a eu une mobilisation citoyenne incroyable. On est une ville de hockey. Christian a fait un film qui nous concerne et qui touche ainsi le cœur et l’âme de notre région

Jacques Matte

Rappelons que le film a été tourné en partie à Rouyn-Noranda. «Il y a eu une mobilisation citoyenne incroyable. On est une ville de hockey. Christian a fait un film qui nous concerne et qui touche ainsi le cœur et l’âme de notre région», a fait valoir le président du Festival Jacques Matte.

«La participation de la Ville a été incroyable. Je levais le petit doigt et on accourait. J’ai contrôlé la ville pendant une semaine, a admis Christian Larouche en riant. On a tellement bien été reçu aussi. Jacques Matte, Jacques Blais, les Huskies, la population, tout le monde a été fantastique. Et, grâce à ça, les Huskies sont maintenant immortalisés.»

Œuvre d’art

René Derouin a créé l'affiche du 36e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.
La Frontière/Jean-François Vachon

L’affiche du Festival a été conçue par l’artiste québécois de renom René Derouin qui s’est inspiré d’une aquarelle d’Albrecht Dürer daté de 1513. «Cette aquarelle trouvée par hasard me fascinait : une muse, une sirène, un panache d’orignal. J’avais là tout l’imaginaire de la création du cinéma du Festival international de Rouyn-Noranda», a-t-il expliqué.

«Le cinéma, c’est un peu un créateur d’imaginaires. Il crée des personnages, il écrit une histoire. Il invente des choses. C’est presque romantique», a-t-il ajouté.

Il faut dire que René Derouin n’acceptait pas nécessairement les commandes. «Mais j’ai tellement d’admiration pour les trois créateurs de ce festival qui ont créé un évènement avec une si longue pérennité. Pour avoir un évènement international en région, ça prend beaucoup de solidarité et de vouloir. Je ne pouvais pas leur dire non», a-t-il mentionné.

Jacques Matte était heureux que René Derouin ait accepté de réaliser l’affiche. «Il est un des plus grands artistes vivants en arts visuels du Québec. C’est un honneur que tu aies réalisé cette affiche pour nous.»

Un film mettant en vedette Samian

Pour clôturer le 36e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, c’est le film Hochelaga, terre des âmes qui sera projeté. Mettant en vedette Samian, il est réalisé par François Girard. Doté d’un budget de 15 millions, ce film racontera les 750 ans d’histoire à Montréal.

De plus, pour honorer la mémoire d’André Melançon, le volet jeunesse du Festival se nommera dorénavant le volet jeunesse André-Melançon.