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Quand le FRIMAT allume des passions musicales


Publié le 28 juillet 2017

Le groupe a offert une prestation festive lors de la journée familiale du FRIMAT, à la Place Agnico Eagle le 22 juillet.

©Photo gracieuseté – Christian Landry

Pour les membres du groupe Vertige, de Rouyn-Noranda, une participation au Festival de la relève indépendante musicale de l’Abitibi-Témiscamingue a confirmé leur désir de poursuivre une carrière musicale. 

Le groupe composé de Marc-Olivier Gratton (basse/voix), du chanteur et claviériste Guillaume Laroche, d’Olivier Migneault (guitare et voix) et du drummer Shawnee Jacques-Godard existe depuis trois ans. Il propose un mélange de reggae, pop et alternatif.  

On a la chance en Abitibi-Témiscamingue d’avoir plein de festivals, les radios, les médias qui poussent parce qu’ils sont fiers de voir des bands qui veulent percer ici

Olivier Migneault

L’an dernier, les musiciens ont décidé de tenter leur chance au FRIMAT. «J’avais essayé de m’inscrire solo dans le passé, mais ça n’avait pas fonctionné», confie le chanteur.   

Le groupe a eu plus de chance pour la 12e édition de l’événement. Il a raflé, via le concours La Vitrine de la relève, la bourse de 2500 $ de la Société Saint-Jean-Baptiste et le Prix du public.  

Vertige a certainement plu à l’organisation, puisque celle-ci a invité le groupe pour une prestation à la journée familiale lors de la 13e édition, le 22 juillet. Le groupe a fait danser petits et grands avec des chansons connues, dont Paradis City de Jean Leloup et Uptown Funk de Mark Ronson. Il a aussi joué des pièces entraînantes et divertissantes de son EP, dont Paradis.

«On était contents d’être invités. Le FRIMAT nous a fait vivre de quoi d’énorme l’an dernier, on voulait revenir leur dire merci», souligne Guillaume Laroche.

L’expérience FRIMAT

Le groupe rouynorandien a particulièrement apprécié l’ambiance de FRIMAT. «Que tu gagnes ou pas, c’est plaisant de rencontrer des gens qui tripent aussi sur la musique», raconte Guillaume.

«C’est un concours, mais pas tant. On y va surtout pour l’expérience d’une salle professionnelle, précise Olivier Migneault. Le FRIMAT devient comme une famille. Tout le monde est dans la vibe et tu rencontres non seulement des contacts, mais aussi des humains.»

«Le FRIMAT apporte de la visibilité et de la confiance. Le jury donne des conseils sur ce qui est bon ou moins, côté prestance, textes et musique. On a rencontré du bon monde, autant les artistes que les bénévoles et l’organisation. Grâce à cet événement, on a pu voir que ça pouvait nous amener quelque part et on a envie de continuer là-dedans», rajoute le chanteur.

«N’hésitez pas à participer au FRIMAT. Ça vaut vraiment la peine», lance Shawnee Jacques-Godard.

Un 2e EP

Avec en main un premier EP, le groupe planche sur un deuxième pour les prochains mois. «On a décidé de faire moins de spectacles pour nous concentrer sur la composition. Olivier et moi, on écrit les paroles. Pour la musique, on y travaille les quatre», mentionne le chanteur et claviériste.

«On travaille fort et on aimerait un jour vivre de la musique. Mais avec le contexte de l’industrie, ce n’est pas chose facile. Notre but est de jouer ensemble, de se faire du fun, de faire des shows et de faire triper le monde», conclut Marc-Olivier Gratton.