Sections

Retour sur 50 ans de carrière pour Louisa Nicol

Micheline Plante et Céline Dallaire exposent leurs récentes créations


Publié le 25 juillet 2017

L'exposition de Louisa Nicol présente son œuvre à travers les 50 dernières années (et plus!), dont ses dessins réalisés aux crayons de couleur, comme cette chaise à droite.

©Photo TC Média – Martin Guindon

Louisa Nicol expose une partie de son imposant corpus à Amos, où le Centre d'exposition propose une rétrospective de ses 50 ans de carrière artistique. Les artistes Micheline Plante et Céline J. Dallaire présentent quant à elles leurs plus récentes créations.

Occupant la grande salle, l'exposition Signé Louisa Nicol trace les grands moments et époques charnières de la carrière de l'artiste originaire de Palmarolle sortie de l'École des Beaux-Arts de Québec en 1967.

«L'exposition regroupe des étapes de ma vie… depuis l'âge de 12 ans. Le petit chien à la gouache réalisé en 1955 témoigne de ma première vente à 12 $. Le commerce était déjà dans mes veines, je crois!», a raconté en riant Mme Nicol, qui a ouvert une première galerie à Amos avant l'âge de 20 ans.

Un métier disparu

Suivent des tableaux réalisés au pensionnat d'Amos, puis ceux produits durant la période des Beaux-Arts, qu'elle vendait sur la rue du Trésor, dans le Vieux-Québec, pour payer ses études.

En 1967, Louisa Nicol a fait son entrée à Radio-Canada comme graphiste en illustration. On a pu voir son travail dans des émissions pour enfants, des émissions de variétés et des séries dramatiques jusqu'en 1997. Des extraits vidéo permettent de découvrir ce volet important de sa carrière et de sa vie.

«Un accent particulier est mis sur son talent à titre de graphiste, illustratrice ou de main de peintre pour la Société Radio-Canada ainsi que dans le domaine de l'édition. J'attire votre attention sur cette partie de l'exposition parce que le métier comme Louisa l'a pratiqué n'existe probablement plus. Certainement plus», a précisé Marianne Trudel, directrice du Centre d’exposition d’Amos.

Évidemment, on peut aussi découvrir la production personnelle de Louisa Nicol: «Celle que j'avais en galerie d'art à différentes périodes de ma carrière. Vous trouverez aussi une sélection d'environ 15 carnets de croquis sortis de ma réserve, qui en compte plus d'une centaine. Il y a aussi des œuvres plus récentes, avec les dessins en morceaux que je monte sur des toiles, ainsi que des croquis récents», a souligné l'artiste, qui a concentré sa production artistique presque uniquement sur le dessin.

Pour sa part, Céline J. Dallaire invite les visiteurs à participer à sa réflexion sur l'image avec sa nouvelle exposition, Face à l'image: allégorie. Peintre avant tout, l'artiste de Rouyn-Noranda explore un nouveau médium: le light painting.

«Je me l'approprie tranquillement. C'est une grande exploration autant au niveau du public que moi. Le but, c'est de propager l'image, l'acquérir, l'utiliser, la transposer et lui donner une autre vie», signale Mme Dallaire, qui fait appel aux visiteurs pour partager les images produites via les plateformes numériques et réseaux sociaux.

De son côté, la Valdorienne Micheline Plante propose Le bestiaire imaginaire de Mibo, une production réalisée avec le concours de son petit-fils, Bori Martel.

«J'ai fait des dessins à la sérigraphie, je lui présentais et je lui demandais d'écrire ce que ça lui faisait penser, ce qu'il pourrait raconter sur cette image. Je voulais avoir une relation privilégiée avec lui. Je voulais que ce soit très ludique, alors je travaillais à l'aveugle… ce qui donne des lignes assez spéciales. Et je voulais que les textes soient écrits par un jeune enfant pour garder cette intensité et ce thème très ludique», a confié l'artiste, qui explore la sérigraphie depuis seulement 2011.

L'exposition de Louisa Nicol se poursuit jusqu'au 27 août, alors que celles de Céline J. Dallaire et de Micheline Plante se terminent le 30 juillet.