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Une exposition où la nature et l'imaginaire s'amalgament


Publié le 12 mai 2017

L'artiste Micheline Plante

©Photo TC Média – Thomas Deshaies

L'exposition Bestiaire imaginaire de Mibo de l'artiste Micheline Plante est ouverte au public depuis vendredi dernier au Centre d'exposition de Val-d'Or.

Un bestiaire, c'est le nom qu'on donne aux ouvrages qui ont commencé à voir le jour il y a de cela plusieurs époques et où on y représente les animaux, ou des créatures s'y rapprochant. Mme Plante s'est inspirée de cette tradition artistique dans le cadre de son exposition.

Les adultes s'amuseront aussi

Micheline Plante 

À son entrée au Centre d'exposition de Val-d'Or, le visiteur pourra ainsi contempler des œuvres qui se suivent successivement comme lorsque l'on feuillette un bouquin.

Mme Plante, une enseignante en arts plastiques à la retraite, s'adonne à la pratique de plusieurs arts depuis son tout jeune âge. «C'est seulement récemment que je peux être artiste à temps plein, se réjouit-elle. Je n'avais jamais eu le courage de l'assumer avant à cause des inquiétudes financière.»

Elle n'en est pas pour autant à son premier projet puisqu'elle a plusieurs expositions à son actif et est même cofondatrice de la galerie d'art Connivence.

Tension entre la spontanéité et le contrôle

«Je fais les dessins "à l'aveugle", explique Mme Plante. Donc, je pense à un animal dans ma tête, sans nécessairement chercher à représenter la réalité.» La couleur est ensuite ajoutée par la technique de sérigraphie, tout comme les décors.

La touche finale est ajoutée par son petit-fils, Bori Martel, qui est l'auteur des phrases qui accompagnent l'image. «Je me suis dit que ce serait intéressant que les textes soient ludiques», explique Mme Plante. Le jeune Bori, qui était alors âgé de 8 ans, a eu le champ libre pour exprimer ce qu'il ressentait en voyant la représentation animale concoctée par sa grand-mère.

«Je lui présentais l'image et je lui demandais ce qu'il voyait, précise Mme Plante. Il y a donc plusieurs imaginations qui viennent d'un enfant qui n'avait que 8 ans au moment où il a commencé la rédaction.»

L'œuvre qui résulte de cette démarche saura faire replonger l'âme la plus endurcie en enfance, et rappellera l'importance de s'évader par l'entremise de l'imagination. «J'ai entendu un adulte au vernissage dire que ça faisait remonter certains souvenirs, se réjouit Mme Plante. Parfois, on s'éloigne beaucoup de cela (notre imaginaire) avec le quotidien de nos jours.»

Adaptée aux familles

L'exposition qui s'adresse à un public de tous âges, a toutefois été conçue spécialement pour convenir aux enfants. Les œuvres sont en effet à «hauteur d'enfant». «On voulait que les parents puissent venir avec leurs enfants dans une exposition adaptée pour eux, souligne Mme Plante. J'ai déjà eu des bons compliments des parents qui étaient enchantés de voir qu'ils pouvaient faire une sortie culturelle avec leurs tout petits, qui me remerciaient d'avoir fait une exposition de ce genre-là.»

Fidèle à son passé d'enseignante, la visite se termine d'une façon didactique, par l'exposition des matériaux utilisés. «Pour les groupes scolaires, l'animateur va pouvoir donner des explications», conclut Mme Plante.

L'exposition est accessible durant les heureux d'ouverture du Centre d'exposition de Val-d'Or, jusqu'au 18 juin. L'artiste souhaite ensuite que ses œuvres soient exposées ailleurs au Québec et si la tendance se maintient, publier un ouvrage.