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Simon Leblanc, l’homme qui parle plus vite que son ombre


Publié le 8 avril 2017

Que ce soit pour sa chevelure d’un blond argentée ou pour son débit de parole impressionnant, on oublie difficilement Simon Leblanc.

©gracieuseté

L’humoriste Simon Leblanc connaît une très belle ascension ces dernières années, à un point tel que les billets se font rares pour assister à ses spectacles. L’homme qui parle plus vite que son ombre a très hâte de venir tourner en Abitibi-Témiscamingue.

Une tournée qui se déroulera en deux temps, alors qu’il sera du côté de Rouyn-Noranda, La Sarre et Témiscaming à la mi-avril et du côté de Val-d’Or et Amos au début du mois de mai. «On n’a pas peur de faire de la route nous autres!», a-t-il lancé lorsque joint au téléphone.

Dans mon bout, le chômage, on fuit ça comme la peste

Simon Leblanc

Le natif de la Gaspésie n’a pas peur de grand-chose, puisqu’il fait non seulement la tournée de son premier one-man show, Tout court, mais rode également son deuxième spectacle solo, Malade. En effet, on peut le trouver un peu malade de s’adonner à ces deux projets simultanément.

«C’est pour ne pas perdre la main, a-t-il fait savoir. Tu veux rester actif dans ce milieu-là. C’est aussi parce que moi, je n’écris pas mes affaires. À un moment donné, je viens que j’en ai bien trop dans la tête. Pendant la tournée, il continue de se passer autre chose, tu accumules les histoires. Je me suis dit crime, il va falloir que je sorte ça de mon esprit.» On peut dire que l’humoriste à la chevelure d’un blond argenté ne chôme pas. «Dans mon bout, le chômage, on fuit ça comme la peste.»

Tout court

Dans le cas qui nous intéresse, Tout court, il porte très bien son nom. Simon Leblanc est seul sur scène, sans artifice, sans décor, sans mise en scène élaborée, sans accessoires. Du bon vieux stand-up à l’Américaine. «C’est pour ne pas que le monde regarde ailleurs!», a-t-il répondu spontanément.

«J’ai commencé à roder ça dans des petites salles à Montréal, où il y avait six ou sept personnes. C’était une toute petite tournée de rien. Dans ces salles, il n’y a pas de place pour des décors. À mesure que les salles ont grossi, j’ai commencé à aimer le fait de voyager léger. J’aimais cette simplicité-là. Ça s’est fait naturellement, ce n’est pas un statement

Dans la région

Dans ce spectacle, le public de l’Abitibi-Témiscamingue se reconnaîtra forcément, puisque l’humoriste aborde surtout le choc qu’il a vécu en quittant sa région pour s’installer à Montréal. La région et la ville s’y côtoient allégrement, tant dans leurs aspects positifs que négatifs. «J’ai très hâte de retourner en Abitibi et d’aller pour la première fois au Témiscamingue! J’ai des amis qui viennent de Béarn», a-t-il raconté.

Simon Leblanc sera d’abord en spectacle le 12 avril à Rouyn-Noranda, où la représentation affiche complète. Idem pour le spectacle du 13 avril à La Sarre. Il reste toutefois des billets pour le spectacle du 14 avril à la Salle Dottori de Témiscaming. Puis, le 9 mai, il se rendra du côté du Théâtre des Eskers d’Amos, où on peut également se procurer des billets. Les 10 et 11 mai, les représentations à Val-d’Or sont aussi à guichets fermés.