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Cathy Pomerleau aborde l’adoption dans son roman


Publié le 7 avril 2017

Cathy Pomerleau sera auteure invitée au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda, à la fin mai.

©Photo gracieuseté - CSOB

L’auteure valdorienne Cathy Pomerleau plongera le lecteur dans l’univers de l’adoption avec son nouveau roman jeunesse, Anaïka, à la recherche de ses origines.

«J’avais remporté la Mention Télé-Québec lors du Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue en 2015. Il fallait présenter un roman jeunesse de 25 000 mots. Le jury avait dit que mon histoire était bien ficelée, se souvient-elle.

«Je l’avais déjà beaucoup peaufiné pour le concours, je n’ai pas eu un gros travail de correction à faire. L’histoire se déroule une partie à Val-d’Or et une autre en Haïti. Le comité du Prix littéraire et les Éditions Z’Ailées étaient convaincus que j’étais allée à Port-au-Prince, pourtant je n’ai jamais voyagé. Je le prends comme un compliment. Mon travail de recherche a été récompensé», ajoute Cathy Pomerleau.

Combler le casse-tête

Dans ce roman jeunesse psychologique, le lecteur suit Anaïka dans son voyage pour retrouver ses racines. Née en Haïti, celle-ci a été adoptée par une famille valdorienne à l’âge d’un an.

«Elle souligne son 16e anniversaire d’adoption et elle reçoit un coffre avec tout ce qu’il lui faut pour partir à la recherche de ses origines. Il lui manque un morceau de casse-tête dans sa vie et elle tente de régler cela. C’est une fille forte et résiliente, estime l’auteure.

«L’idée me vient d’un dossier dans La Presse sur l’adoption internationale. Ça m’a bouleversée. On y expliquait la difficulté pour plusieurs de créer des liens et de s’attacher, explique Cathy Pomerleau.

«J’ai trouvé de belles histoires d’adoption. J’ai orienté mon récit de cette façon, précise l’auteure. Pour le rendre réaliste, j’ai trouvé les informations sur la durée du voyage en avion, s’il y avait un décalage horaire, les noms populaires pour une fille là-bas et sur l’état des lieux après le tremblement de terre de 2010. J’ai aussi cherché un événement bouleversant pour expliquer sa naissance en 2005, un ouragan. Je l’ai fait atterrir à quatre heures de Port-au-Prince près d’un monument historique.»

Choc culturel

Malgré ses origines, le personnage principal vivra un choc culturel. «Elle vit dans l’opulence à Val-d’Or et étudie le violon au Conservatoire de musique. Elle devra affronter ses préjugés face à l’extrême pauvreté lorsqu’elle ira en Haïti. Elle doit se rappeler d’où elle vient et apprécier où elle est», indique Cathy Pomerleau.

Celle-ci a choisi de lancer ce roman à 14h le 23 avril à la bibliothèque de Val-d’Or, Journée mondiale du droit d’auteur. «Je travaille dans le milieu scolaire comme enseignante durant 17 ans et maintenant comme directrice adjointe. Je trouve important de rappeler que l’on ne peut pas copier les œuvres des artistes, autant les livres, la musique que les arts visuels», conclut-elle.