Ses ancêtres colonisateurs lui inspirent des poèmes


Publié le 4 mars 2017

Catherine Côté viendra présenter son recueil au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue, à la fin mai à Rouyn-Noranda. «J’ai hâte de voir ce que les gens vont penser de ce que j’ai écrit sur l’Abitibi à travers mes souvenirs», indique-t-elle.

©Photo gracieuseté

Inspirée par l’histoire de ses ancêtres, dont son arrière-grand-père paternel colonisateur de Beaudry et son grand-père Jean, Catherine Côté propose un recueil de poésie.

Née à Montréal, cette étudiante au doctorat en études littéraires à l’UQAM n’a pas mis les pieds en Abitibi depuis 10 ans. L’appel de la nature demeure toutefois en elle.

«Mon arrière-grand-père s’est inscrit au programme gouvernemental pour coloniser l’Abitibi lors de la crise des années 30. Il a quitté Shawinigan avec plusieurs enfants pour établir sa famille là-bas et il a fondé Beaudry, raconte l’auteure.

«Mes parents sont nés en Abitibi; mon père à Beaudry et ma mère à Montbeillard. Enfant, je suis souvent allée dans un camp de chasse construit par mes grands-parents Jean et Colette, à deux heures de Val-d’Or. Je me souviens de la pêche, des promenades dans le bois et des belles histoires de ma famille. J’avais envie de parler de cet héritage afin de renouer avec mes ancêtres», souligne Catherine Côté.  

Dans mes rêves, je perçois des sons et des odeurs avec tant de clarté. Les laitues dans un champ, la nuit le foin qui brûle dans une odeur âcre de fumée. La gomme d’épinette sur ma peau. Mais surtout la voix de mon grand-père Jean - Catherine Côté

Courage et résilience

L’auteure utilise l’image d’une traversée du territoire pour raconter les histoires familiales dans son premier recueil intitulé Outardes. «Lors de ma maîtrise, je devais écrire un projet littéraire pour une portion de mon mémoire. J’ai pensé écrire un roman, mais la poésie m’allait mieux, affirme Catherine Côté.

«Je raconte la vie de mes ancêtres à travers mes yeux. J’ai dû faire attention et faire preuve de respect et de délicatesse dans ma démarche, car certains sujets étaient délicats, comme l’alcoolisme, la maladie et les pertes, dont le décès de mon grand-père Jean il y a 40 ans cette année, précise l’auteure.

«À travers ces épreuves, je parle de comment mes ancêtres ont fait pour se reconstruire, ajoute-t-elle. Ma famille a lu mon recueil et elle a été touchée. Je crois avoir réussi à leur montrer comment je l’aime.»