Fabien Cloutier, l’homme aux 1001 facettes


Publié le 25 mars 2017

Fabien Cloutier donne maintenant dans l’humour avec son premier spectacle Assume.

©gracieuseté

Il est auteur, il est comédien, il est chroniqueur, et le voilà maintenant devenu humoriste. Depuis deux ans, Fabien Cloutier est partout, et il sera dans les salles de spectacle de la région bientôt pour y présenter son premier one-man show d’humour, Assume.

Le touche-à-tout a déjà donné dans la performance scénique en solo, mais dans un projet plus théâtral, où il interprétait son personnage du chum à Chabot. «Ça avait un pied sur la frontière entre le théâtre, le conte et l’humour, a-t-il reconnu. Mais c’était un personnage qui était sur scène, ce n’était pas moi.»

Après que ce personnage ait passé son message, Fabien Cloutier, lui, avait encore des choses à dire. «J’avais besoin de donner une pause au personnage. J’avais envie de monter sur scène de façon plus proche de moi, de ne pas avoir à me soucier d’une ligne dramatique théâtrale, même si je pense qu’en bout de ligne, ça parait quand même que j’arrive du théâtre. C’est un show d’humour, mais ça a des influences qui viennent d’ailleurs.»

Plusieurs chapeaux

Que ce soit en tant que frère fictif de Martin Matte dans Les beaux malaises, en tant que bucheron dans Les pays d’en haut et Chasse-galerie ou en tant que chroniqueur à Paparagilles, Fabien Cloutier est un véritable caméléon. Se définit-il comme un comédien, un conteur ou un humoriste?

«Je suis un auteur avant tout, a soutenu celui qui a beaucoup écrit pour le théâtre. Mais comédien aussi. Je suis bien quand je fais plein de choses. Il y a des auteurs qui sont toujours dans l’écriture, moi, j’ai besoin un moment donné de jouer les mots des autres. Ça me tente d’écrire pour moi, de monter sur scène, d’être sur des plateaux de tournage. J’ai du fun à bien des places et j’aime passer d’un à l’autre.»

Le spectacle

Le nouvel humoriste a bien du mal à définir ce premier spectacle. «Je m’intéresse au jugement qu’on porte sur les autres, a-t-il avancé. Je commence en avertissant les gens que je vais les juger. Je ne monte pas sur scène pour raconter mes petites anecdotes à moi.

«C’est Fabien qui est sur scène, mais un Fabien qu’il faut prendre au deuxième degré de temps en temps, a-t-il poursuivi. Des fois, je dis complètement ce que je pense, mais je dis aussi complètement le contraire. Je m’intéresse à la façon dont la société fonctionne, mais à travers des micro-détails. J’ai toujours un peu de misère à parler de mon show parce que je passe d’un sujet à l’autre.»

En Abitibi

La tournée s’arrête pour la première fois en Abitibi-Témiscamingue. «Je pense qu’il y a des gens qui sont en train de me découvrir, mais qu’il y en a d’autres qui ont bien hâte que je vienne. Je suis bien content d’y aller et j’ai hâte de rencontrer le public du nord», a-t-il lancé. Il sera d’abord du Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda le 4 avril, puis à la Salle Félix-Leclerc de Val-d’Or le 5, au Théâtre des Eskers d’Amos le 6, au Théâtre de poche de La Sarre le 7 et finalement, au Rift de Ville-Marie le 8 avril.