Grégory Charles rend hommage à sa mère


Publié le 2 mars 2017

Grégory Charles est seul sur scène au piano dans «Ma mère chantait toujours». Sa maman, Pierrette, a été son premier professeur de piano.

©Alexis Fortin/Cosmos Image

Depuis 2015, Grégory Charles parcourt les routes du Québec avec sa tournée Ma mère chantait toujours, un spectacle qui rend hommage à sa mère, son premier contact avec la musique. Pour la première fois depuis le décès de cette dernière, le chanteur remontera sur scène dans le cadre de ce spectacle en Abitibi-Témiscamingue.

Cette idée de spectacle lui est venue il y a quelques années déjà, lors d’un spectacle où Grégory Charles partageait la scène avec Louis-Jean Cormier, entre autres. «On avait jasé de nos influences musicales, d’où ça venait la musique chez nous, a raconté le chanteur. Je lui ai dit que moi, ma mère était vraiment la personnification de la chanson de Luc Plamondon Ma mère chantait toujours, parce que ma mère chantait toujours!»

«Ma mère aimait tous les styles de musique et elle m’expliquait toujours pourquoi une chanson était bonne, parfois à cause de la musique, parfois à cause des structures d’accords, des mélodies, parfois à cause des textes. Je me suis rendu compte que ma mère m’avait probablement chanté 300 chansons quand j’étais petit», a-t-il ajouté.

Jamais deux pareils

Sans trop y avoir réfléchi, Grégory Charles a un jour donné un spectacle en hommage à sa mère. «On était dans un festival un moment donné et j’ai décidé d’improviser un show où je faisais des chansons que ma mère me chantait quand j’étais petit. Ma mère était déjà malade, atteinte d’Alzheimer. À un moment donné, elle a arrêté d’être capable de communiquer en parole, mais elle n’a jamais arrêté de chanter. Ça m’a donné le goût de raconter sa vie et de raconter la mienne à travers les chansons. C’est comme ça que le spectacle est né, mais ensuite c’est devenu plus large, c’est-à-dire un spectacle qui parle des proche-aidants, de ce que c’est de voir la santé de quelqu’un décliner», a-t-il confié.

Sa mère a finalement été emportée par la maladie au début du mois de janvier 2017. «C’est la première fois que je vais faire ce spectacle depuis qu’elle est décédée, a-t-il avoué. C’est certain que ça va ajouter un autre aspect au spectacle, celui du deuil. Pour être honnête, ça me fait peur, mais j’ai hâte en même temps.»

Seul sur scène avec son piano, Grégory Charles interprétera les grands artistes que sa mère lui a chantés: Diane Dufresne, Gilbert Bécaud, Édith Piaf, Roger Whittaker, Serge Lama, Charles Aznavour, Jacques Brel, Georges Dor et bien d’autres. Aucun spectacle de cette tournée n’est identique, puisqu’il pige dans un répertoire de plusieurs centaines de chansons. «De toute façon, ça ne me ressemble pas de faire deux spectacles pareils!», a-t-il lancé.

L’Abitibi dans le sang

S’il n’est pas natif de la région et qu’il n’y a pas de famille proche, Grégory Charles est tout de même très attaché à l’Abitibi-Témiscamingue, notamment grâce à la famille Morasse. Jeune, déjà actif dans le chant choral, il a même fréquenté le Centre musical En sol mineur et le camp musical du Mont-Vidéo. «Il y a 100 % de chances que vous me croisiez en train de manger une poutine Chez Morasse, a-t-il fait savoir. Je me sens chez moi en Abitibi.»

Les dates

La tournée Ma mère chantait toujours s’arrêtera au Théâtre Télébec de Val-d’Or le 6 mars, au Théâtre des Eskers d’Amos le 7, à la Salle Desjardins de La Sarre le 8, au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda le 9 et au Rift de Ville-Marie le 10 mars.