Une première exposition pour le photographe Marc-Olivier Thibault


Publié le 17 mars 2017

Marc-Olivier Thibault a trouvé son expertise dans le portrait, plus spécifiquement de jeunes femmes.

©gracieuseté Marc-Olivier Thibault

Animateur et chroniqueur à la radio, Marc-Olivier Thibault pratique également la photographie depuis quelques années. Pour la première fois, il exposera ses œuvres publiquement au Bistro-Chocolaterie Le Gisement.

À son arrivée en Abitibi-Témiscamingue en 2014, le Campivallensien a développé un intérêt pour la photo. «Comme je ne connaissais personne, je faisais de la photo, a-t-il raconté. J’allais dans les shows, parce que je suis moi-même musicien. Plus ça allait, plus on commençait à me demander des photos de shows.»

Comme il recevait de bons commentaires sur ses photos, il a alors pris l’initiative de développer son art. «Je me suis abonné à la bibliothèque municipale et j’ai commencé à lire, sur l’histoire de la photo, mais aussi des choses plus techniques, et je prenais des notes», a-t-il fait savoir.

De fil en aiguille, il a reçu des demandes pour des portraits et c’est à ce moment qu’il a découvert sa vraie passion.

Le photographe Marc-Olivier Thibault.
© gracieuseté Dominick Sigouin

La femme

Comme il est plutôt rare que des hommes commandent des sessions photo, M. Thibault a commencé à photographier des femmes.

«Je prenais des photos de mes amies pour faire des tests avec mon matériel, a-t-il indiqué. Les filles sont plus enclines à faire des portraits d’elles. C’est devenu pour moi un réflexe que de faire des portraits de femmes et, de fil en aiguille, je me suis perfectionné dans le portrait.»

Il tente, toujours avec bon goût, de mettre de la beauté dans la vie des gens grâce à ces portraits de femmes. C’est ce filon qu’il a exploité pour sa première exposition, J’ai ta photo dans ma chambre.

«Au départ, ça ne devait pas être une exposition, a-t-il confié. Je me suis mis à regarder mes meilleures photos et j’ai réalisé qu’elles avaient toute été prises dans ma chambre. Il y avait un fil conducteur qui s’est imposé. Ma chambre est blanche, les murs sont blancs, ma couette est blanche. C’est vraiment épuré.» Le titre de l’exposition est également une référence à la chanson de Johnny Farago.

Après un long processus de sélection, une quinzaine de photos seront exposées sur les murs du Gisement pour environ un mois. Le vernissage aura lieu le mercredi 22 mars, en 5 à 7. Le photographe et certaines des modèles seront sur place.