Lire un roman à la manière d’un téléroman


Publié le 28 février 2017

Ciel ouvert est le premier roman de la section FEUILLETON à être présenté sur la plateforme Abitibi/Montréal.

©capture d'écran

Le projet FEUILLETON de la plateforme web Abitibi/Montréal vous propose de lire un épisode hebdomadaire d’un roman écrit par des auteurs de la région.

Lancé à la fin de l’année 2016, FEUILLETON est une nouvelle façon d’aborder l’écriture et la littérature.

«Les auteurs choisissent eux-mêmes le nombre d’épisodes qu’ils vont créer, a expliqué Mathieu Gagnon d’Abitibi/Montréal. Les auteurs écrivent chaque semaine une nouvelle partie de l’intrigue et la dévoilent au public. Les lecteurs découvriront les nouvelles intrigues du récit un peu à la manière d’une série télévisée.»

Cette nouvelle façon de proposer la littérature permet de s’approcher des codes utilisés lors de production télévisuelle. «Les épisodes sont relativement courts, a poursuivi M. Gagnon. C’est l’avantage du format «épisode» de  notre projet. Les images sont fortes pour donner le goût aux lecteurs de lire la suite qui sera disponible la semaine suivante. C’est une sorte de Netflix littéraire. On veut que les gens lisent en faisant de la littérature autrement.»

Les auteurs choisis par Mathieu Gagnon sont de la région et utilisent l’Abitibi-Témiscamingue comme toile de fond à leur intrigue. «La finalité de chacun des récits sera d’en faire un roman, a-t-il souligné. Ils seront imprimés et distribués dans les librairies de la région.»

Ciel ouvert

Mathieu Gagnon a fait appel à Bruce Gervais pour commencer l’aventure de FEUILLETON. L’œuvre intitulée Ciel ouvert. est un polar abitibien. «Ce qui est intéressant, c’est que l’on reconnaît des lieux, a-t-il précisé. C’est une démarche rafraîchissante. L’histoire se construit au fur et à mesure. Au moment où le lecteur commence sa lecture, l’histoire est toujours en processus d’écriture.»

L'histoire de Ciel ouvert sera racontée en 15 épisodes. «Les épisodes ont une longueur maximale 4000 caractères en incluant les espaces, a indiqué M. Gervais. On peut le lire en cinq minutes. Le but est de faire la promotion de la littérature sur un médium de course qu’est le web.»

Pour l’auteur, expérimenter un nouveau format d’écriture est un défi intéressant. «Le plus important pour moi, ce sont les mots, a fait savoir Bruce Gervais. Le format, c’est l’auteur qui le fait en allant au bout de ses mots. Nous ne sommes pas obligés de rester cantonnés dans nos formats traditionnels, il faut essayer autre chose.»

Pour lire Ciel ouvert de Bruce Gervais, vous pouvez vous rendre sur la page web d'Abitibi/Montréal.