Une œuvre qui rappelle que l’itinérance existe même en Abitibi-Témiscamingue


Publié le 23 février 2017

Des membres de la Table de Pauvreté d'Abitibi-Ouest ont remis l'oeuvre de Sophie Royer à la Maison du compagnon.

©Photo gracieuseté – Table de Pauvreté d’Abitibi-Ouest

L’artiste lasarroise Sophie Royer a été approchée par la Table Pauvreté d’Abitibi-Ouest pour réaliser une toile en direct lors de la première nuit des sans-abris qui s’est tenue au mois d’octobre dernier dans les rues de La Sarre.

«Le dévoilement de cette toile est la suite logique des événements du 21 octobre dernier, a expliqué Catherine Daigle, de la Table Pauvreté d’Abitibi-Ouest. Des fois, les événements ça passe et on oublie, mais pour la première édition on voulait quelque chose qui allait rester dans le temps.

Les membres de la Table Pauvreté d’Abitibi-Ouest avaient donc décidé de louer les services de l’artiste Sophie Royer pour qu’elle réalise une œuvre sur place. «On voulait que la toile soit en lien avec la nuit des sans-abris afin qu’elle soit remise à la Maison du compagnon puisque c’est eux qui travaillent directement avec les gens qui vivent des difficultés et qui se retrouvent sans abris», a ajouté Mme Daigle.

L'oeuvre de Sophie Royer.
Photo gracieuseté – Table de Pauvreté d’Abitibi-Ouest

L’œuvre

«L’inspiration était évidemment la nuit des sans-abris, a expliqué l’artiste Sophie Royer. J’ai voulu représenter le sujet sans tomber dans le négatif. On peut donc voir dans la toile une brèche de lumière qui se reflète sur le personnage, ce qui donne de l’espoir et qui montre la résilience.»

Elle explique que le personnage lui-même est peint sur un morceau de carton. «Dans un sens, le carton représente l’abris de bien des itinérants et sa couverture est faite de vieux journaux qui reflètent la société», a souligné Mme Royer.

Les gens présents lors de la nuit des sans-abris ont également participé à la création de l’œuvre. «J’ai pris des mots positifs qui m’ont été donnés par le public et je les ai collés sur la toile pour démontrer leur implication», a-t-elle continué.

Puisqu’une telle œuvre prends beaucoup plus que quelques heures à réaliser, Mme Royer avait débuté le travail avant la nuit des sans-abris et a terminé le travail par la suite.

Cette toile a été remise à la Maison du compagnon, un organisme sans but lucratif qui vient en aide aux personnes