Il y a 10 ans, «Le Beat à Tibi» était no1 du Top 5 Franco


Publié le 12 février 2017

Le succès du «Beat à Tibi» a propulsé la carrière d’Anodajay vers ce qu’elle est aujourd’hui, soit celle de gérant et producteur de certains des meilleurs rappeurs au Québec.

©TC Media - Archives

À l’hiver 2007, la chanson «Le Beat à Tibi» d’Anodajay et Raôul Duguay lançait la carrière du jeune rappeur, aujourd’hui devenu l’un des gérants et producteurs les plus influents du hip-hop québécois. À cette époque, le vidéoclip de la chanson s’était retrouvé au no1 du défunt Top 5 Franco de MusiquePlus à plus de 35 reprises.

En pleine production de son deuxième album, Septentrion, Anodajay et son réalisateur DJ Horg cherchaient une façon de rendre hommage à ce qu’il considère comme l’hymne national de la région, La Bittt à Tibi.

«Comme j’étais moi-même très pro-région, même dès mon premier album, je trouvais ça cool de sortir un deuxième album avec une chanson qui s’affirme encore plus au niveau de la régionalité, de la fierté d’être Abitibien. Il n’y a pas de toune qui représente mieux ça que La Bittt à Tibi», a souligné Steve Jolin, alias Anodajay.

L’enregistrement

Anodajay a alors approché Raôul Duguay pour l’inviter à se joindre à lui sur la chanson. «Il ne savait même pas qui j’étais, s’est souvenu le rappeur. Il n’avait pas beaucoup de connaissance du rap. Il a embarqué, mais il m’a avoué par après qu’il pensait que ça serait une autre reprise de sa chanson qui ne fonctionnerait pas.»

Le chanteur de Val-d’Or a tout de même prêté sa voix à l’exercice. «Ce qui est quand même assez drôle, c’est que jusqu’au moment d’arriver en studio, et même durant la session d’enregistrement, on ne savait pas encore comment aborder la chanson, tant au niveau de la structure que du tempo. On a commencé à la faire vraiment rapide, mais ça marchait plus ou moins. À la fin de la session, alors que Raôul était là – et c’était la première fois que je le rencontrais – on lui a demandé de refaire toute sa session avec un tempo plus lent!», a raconté le rappeur.

Un succès

Notamment grâce au vote massif des Abitibiens, mais aussi du milieu du hip-hop québécois, la chanson a été un succès. En janvier 2007, elle tournait sur les radios et à la télévision, mais en février et en mars, elle est devenue un incontournable, étant élue no1 de l’émission quotidienne Top 5 Franco à plus de 35 reprises.

«On l’a faite maintes et maintes fois en spectacle», a rappelé Anodajay. Ce que Raôul Duguay voyait comme une chanson sans lendemain est devenue l’hymne 2.0 de la région. Les deux artistes l’ont interprétée sur la scène des FrancoFolies de Montréal, dans différents spectacles de la Fête nationale, au rassemblement Hip-Hop Dépendant et bien plus. «Encore aujourd’hui, Raôul et moi avons une très belle collaboration», a-t-il fait savoir.

Ce succès a propulsé Anodajay vers la carrière qu’il connaît aujourd’hui. «Le clip a été nominé à l’ADISQ et aux Much Music Video Awards, à Toronto, a-t-il rappelé. Ça a mis la table pour plein de choses; ça m’a fait connaître et ça a mis l’entreprise [Disques 7ième Ciel] de l’avant. Ç’a été un moment important pour ma carrière.»