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Une leçon de persévérance signée Fred Savard


Publié le 12 octobre 2017

Frédéric Savard, ex-membre des Zapartistes et co-animateur de La soirée est encore jeune, a parlé de l’importance de lire et d’être curieux afin d’être mieux informé.

©TC Media – Anne Blondin

Le co-animateur de l’émission La soirée est encore jeune, Frédéric Savard, était de passage dans la région le 11 octobre pour offrir une conférence aux étudiants du Cégep.

L’humoriste, auteur, comédien et animateur radio, mieux connu sous le nom de Fred Savard, a d’emblée parlé de son parcours atypique d’étudiant au cégep pendant sa conférence. Préférant faire de l’improvisation et de la radio étudiante, c’est ainsi qu’il a développé des passions qui ont pavé son parcours professionnel par la suite.

Quand de jeunes humoristes me demandent des conseils, je leur réponds toujours d’être curieux intellectuellement et de lire sur tout.

Frédéric Savard

«Je dois dire qu’avec mon parcours un peu chaotique, je trouvais cela un peu étrange de faire une conférence, a dit Frédéric Savard. Par la suite, je me suis dit que ça pouvait être bien de leur montrer un autre portrait et de parler de persévérance.»

Habitué de faire de la radio et de joindre des centaines de milliers d’auditeurs les fins de semaine, Frédéric Savard a avoué être nerveux avant sa conférence.

«C’était la première fois qu’on me demandait de faire une conférence, a-t-il expliqué. C’était aussi un défi parce que c’est une clientèle que je ne connais pas beaucoup, les étudiants du cégep, mais en même temps je pense qu’ils vivent probablement les mêmes étapes que lorsque j’étais au cégep.»

Plus que des cours

Frédéric Savard a bien sûr parlé du bagage académique qu’il a acquis en étudiant au cégep, mais il a surtout parlé de ce qu’il avait appris à l’extérieur des locaux de classe.

«J’ai beaucoup aimé le cégep même si cela a été un peu plus difficile académiquement, a indiqué l’humoriste. Je pense que le cégep ce n’est pas que les cours, c’est également la vie sociale et les intérêts que tu découvres. Je trouvais cela important d’en parler.»

Lors de sa conférence, l’ex Zapartiste est revenu à plusieurs reprises sur la notion de curiosité. «Quand tu t’inscris en Sciences humaines, tu es curieux intellectuellement la plupart du temps, a-t-il fait remarquer. Cela nourrit ton cerveau et cela va servir éventuellement. Je trouve que la curiosité intellectuelle, c’est fondamental et que ce n’est pas une qualité qui est mise de l’avant au Québec.»

Il a également dénoncé le fait que la société laisse peu de place aux intellectuels. Pour appuyer ses propos, il a rappelé que la moitié de la population du Québec est analphabète fonctionnelle. Il a aussi souligné que cela aidait les politiciens à garder la population dans l’ignorance.

La politique, il en mange

Celui qui se spécialise dans la critique humoristique et cynique de la politique s’est intéressé très jeune à ce sujet.

«Il y avait à la maison des vinyles des Cyniques et de Ti-Gus et Ti-Mousse lorsque j’étais enfant. J’écoutais et appréciais les deux. Je ne comprenais pas beaucoup les blagues des Cyniques en étant jeune, mais j’aimais le rire des gens. Je me suis rendu compte que ce n’était pas le même genre de rire que sur les disques de Ti-Gus et Ti-Mousse. En vieillissant, j’ai compris la signification des blagues des Cyniques et j’ai aussi découvert Yvon Deschamps», a-t-il raconté.

En se spécialisant dans ce type d’humour, il espère pouvoir contribuer à changer la société.