Collisions entre le réel et la fiction à L’Écart


Publié le 22 janvier 2017

Dans les photos d’Audrey Lambert, l’ambiguïté des lieux et des corps pose un questionnement sur la perception et le regard de l’autre.

©Gracieuseté - L'Écart

Fidèle à son habitude, c’est avec un appel contradictoire que l’artiste Andréane Boulanger invite la population à découvrir ses nouvelles œuvres en peinture et en vidéo à L’Écart.

Intitulé Aujourd’hui ne viens pas me voir, le projet de résidence de l’artiste rouynorandienne, qui sera présenté du 27 janvier au 26 février au centre d’art actuel, s’interroge sur le rapport des individus à l’ennui et au constant désir de divertissement. Au programme, des œuvres recourant aussi bien à la peinture qu’à la vidéo pour présenter au public des récits improbables et contradictoires placés dans des mises en scène saugrenues.

Au cours de la même période, les œuvres de Mme Boulanger partageront les murs de L’Écart avec les photos d’Audrey Lambert. Artiste de la relève originaire d’Amos, cette dernière demeure à Rouyn-Noranda depuis 2015. À travers Écarlates, sa première exposition solo dans un centre d’artistes, elle proposera des moments spontanés captés par son objectif où la présence côtoie l’absence et où la réalité et la fiction se brouillent.

Critique de l’appropriation culturelle

Toujours dans une optique de confusion dans la perception, L’Écart proposera également le travail de l’artiste montréalais John Boyle-Singfield.

Dans un premier temps, le public pourra voir Reconstitution, une vidéo répartie sur deux écrans. Dans le coin gauche, un long-métrage représentant différentes manifestations humaines et naturelles sur terre. Dans le coin droit, une reconstitution de celui-ci à partir de clips vidéos trouvés sur Internet. À travers cette confrontation, l’artiste souhaite inviter les gens à poser un regard critique sur l’appropriation culturelle.

Avec Instagram 3.4.2, M. Boyle-Singfield plonge dans une certaine nostalgie des procédés iconiques de la photographie analogue en présentant une série de photos abstraites produites avec l’application Instagram. Pour concevoir ses œuvres, l’artiste a débuté par une image blanche, sans contenu, où sont apparues des formes et des couleurs simplement par surimposition de filtres Instagram.

Le vernissage des trois expositions aura lieu le vendredi 27 janvier à 19h.