Préposés au bénéficiaire, un métier en manque de personnel

Publié le 22 mars 2017

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Le métier de préposé aux bénéficiaires en est un sous-estimé. Leur salaire est très peu élevé pour tous les bons soins qu’ils apportent aux patients, ainsi que pour les nombreuses tâches demandées. Dans la dernière année, le travail a évolué, la relève s’est faite de plus en plus rare et la tâche est devenue plus lourde.

Par Kelly-Ann Ramsay (École Kinojévis)

Les défis que représente ce travail

Les préposés doivent travailler de longues heures. Ils travaillent 8h consécutives et souvent, ils sont appelés à faire 8h supplémentaires car il manque de personnel. Ils travaillent donc 16h en tout!

Il faut être prêt à travailler le jour, le soir, la nuit, la fin de semaine, lors des congés fériés, etc. Ils doivent changer les culottes d’incontinence.

Ils doivent également laver les patients, les habiller, leur couper les ongles, changer leurs lits, les nourrir et les assister dans leur dernier moment de vie. Ceci ne représente qu’une petite partie de leur travail.

Les qualités requises

Pour relever ces nombreux défis, plusieurs qualités et aptitudes sont nécessaires. Il faut avoir de l’endurance et une bonne condition physique, car les préposés ont à travailler debout et à soulever des charges relativement lourdes.

Ils doivent avoir une très bonne résistance au stress et à la fatigue, car ils doivent demeurer alertes et prêts à intervenir même après de longues heures de travail.

Il faut être capable de prendre des initiatives puisqu’en général, les personnes âgées ou malades ne demandent pas d’aide. Le préposé doit donc prendre les devants pour s’assurer de répondre à leurs besoins.

Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous prouvez consulter le site internet http://www.vision-2020.qc.ca

Questions en rafale

Pour terminer, Marilyne Ramsay, qui est préposée aux bénéficiaires depuis neuf ans pour le Centre intégré de santé et de services sociaux d’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) a accepté de répondre à quelques questions.

Est-ce qu’il faut traiter le patient comme un membre de notre famille?

Marilyne Ramsay: «Je dirais oui. On doit toujours traiter tous les patients égaux. Ma phrase préférée : on ne fait pas aux autres ce qu’on n’aime pas se faire faire!»

Doit-on être perfectionniste pour faire ce travail?

Marilyne Ramsay: «Non, je dirais plus attentive aux besoins des patients. Il faut savoir travailler à un bon rythme, tout en donnant notre maximum.»