Un piano, une voix

Publié le 20 mars 2017

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Le 22 novembre, au Théâtre du Cuivre, le pianiste Olivier Hébert-Bouchard et la soprano Magalie Simard-Galdès nous ont offert le spectacle Des femmes, une voix, un opéra accompagné de piano où les femmes compositrices sont à l’honneur. Lors de l’entrevue qu’ils nous ont accordée, les musiciens nous ont raconté leur parcours respectif.

Par Anaïs Turpin-Langlois (école Saint-Bernard)

Olivier a accompagné Magalie lors d’une compétition au Canada il y a six ans. C’est là qu’ils se sont connus. Cela fait maintenant deux ans qu’ils font de la musique ensemble, sur une base régulière. Lors de leur premier spectacle, ils se sentaient bien et ils ont aimé leur expérience.

Magalie souligne que, si elle se sentait ainsi, c’est parce qu’Olivier est un pianiste qui suit bien et qui joue les bonnes notes. Olivier, de son côté, dit qu’il fait beaucoup d’accompagnement et du récital. Il ajoute qu’il aime travailler avec Magalie, car elle est en contrôle de sa voix.

Lorsqu’Olivier était jeune, il adorait chanter. À quatre ans, il a reçu un petit clavier en cadeau. Déjà, petit, il était capable de jouer Mon beau sapin. Lorsqu’il a voulu suivre des cours de piano, ses pieds ne touchaient pas encore aux pédales et ses mains étaient trop petites pour les touches.

On lui a alors dit qu’il ne serait jamais pianiste parce qu’il était trop petit. Pourtant, en 2e année, le piano est devenu son instrument. Maintenant, pour préparer un spectacle, il lui faut une semaine pour lire et deux pour répéter avec les autres.

Magalie, quant à elle, a commencé à jouer du violon à quatre ans et à danser le ballet à neuf ans. C’est lors de son spectacle de ballet qu’elle a entendu une soprano chanter. La petite répétait alors sans cesse les paroles de la chanteuse. Elle a suivi des cours de chant à 15 ans et a commencé à chanter plus sérieusement et plus régulièrement à 19 ans. Pour préparer un spectacle, il lui faut de deux à trois mois.

Elle pratique alors entre deux et trois heures à tous les jours. Pour protéger sa voix, Magalie doit garder les pièces humides. C’est pourquoi elle emporte toujours son humidificateur portatif avec elle lorsqu’elle voyage. Elle doit observer des règles strictes telles que ne pas consommer d’alcool et ne pas parler en voiture. Elle garde même le silence jusqu’à un jour avant un spectacle. De plus, elle doit boire beaucoup d’eau, porter un masque pour se promener dans les villes polluées et faire ses vocalises tous les jours.

Le duo refera la même prestation dans l’est du Canada au printemps prochain. Nous aurons la chance de les voir à nouveau en Abitibi-Témiscamingue le 3 novembre 2017.