Un beau projet pour la Semaine de la déficience intellectuelle


Publié le 16 mars 2017

Les élèves en intégration sociale du Centre Élisabeth-Bruyère ont procédé au vernissage de leurs œuvres dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle.

©TC Media - Marie-Hélène Paquin

Afin de souligner la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, la vingtaine d’élèves en intégration sociale du Centre Élisabeth-Bruyère ont procédé à un vernissage bien spécial, le 16 mars. À partir de textes inspirants, ils ont créé des photomontages qui seront exposés dans l’école.

Peu connue du grand public, la classe en intégration sociale du Centre Élisabeth-Bruyère accueille de jeunes adultes aux prises avec d’importantes difficultés à s’adapter en société. Ils peuvent être atteints de déficience intellectuelle de différents niveaux ou encore d’un trouble du spectre de l’autisme, par exemple.

«Le programme a pour objectif d’intégrer, dans divers rôles, des gens aux prises avec des problèmes d’intégration sociale», a précisé Diane Petit, cheffe de groupe en intégration sociale et enseignante au Centre Élisabeth-Bruyère. Que ce soit sur le marché du travail, pour la vie en appartement ou tout simplement dans leurs loisirs, les élèves reçoivent du soutien pour s’adapter, et ce, en travaillant 14 champs d’habileté.

Jumelages inspirants

Souhaitant développer une activité spéciale dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, les deux enseignantes Brigitte Luzy et Diane Petit, accompagnées des stagiaires en éducation spécialisée Josée-Ann Cloutier et Annie-Pier Nantel, ont mis sur pied un programme de jumelage entre leurs élèves et ceux de l’éducation générale aux adultes.

Chaque élève et son parrain ont alors fait de la recherche pour trouver des citations ou des textes inspirants sur un thème bien précis, comme le bonheur, l’espoir, l’entraide et bien d’autres. À partir de ces textes, ils ont travaillé avec le photographe Mikaël Dion, d’Ombrage Photographie, qui a immortalisé des moments en lien avec le texte. Grâce au montage, le tout donne des œuvres touchantes.

Un message à donner

«Faire ce projet-là, c’était concrétiser une vision que j’avais, c’est-à-dire que ce sont des gens qui peuvent nous apporter plus que ce que nous leur apportons, a confié Mikaël Dion, qui est également étudiant en éducation spécialisée. Ce sont des personnes qui sont riches, elles ont un message à donner.»

Lors du dévoilement des œuvres, on sentait la fierté des élèves et de leurs parrains d’avoir pris part à ce beau projet. «On sentait la fébrilité avant, même moi, j’avais la larme à l’œil et eux aussi. C’est un accomplissement autant pour eux que pour nous», a déclaré M. Dion. «Ils sont vraiment fiers et ça se voit», a ajouté Mme Petit.