Savez-vous d’où vient le nom de votre municipalité?

Marc-André Gemme marc-andre.gemme@tc.tc Publié le 3 janvier 2016

La Sarre est la plus grosse ville de l'Abitibi-Ouest. Elle compte actuellement un peu plus de 7700 habitants.

©Photo TC Media - Marc-André Gemme

La MRC d’Abitibi-Ouest compte à l’heure actuelle 23 municipalités locales et territoires non organisés. Connaissez-vous l’origine des noms de ces villes et villages? Le Citoyen vous présentera ce dossier sur deux semaines, suivez la deuxième partie la semaine prochaine.

À lire également: deuxième partie du dossier

 

Récemment, la Société d'histoire et du patrimoine de la région de La Sarre a publié un article sur la toponymie des municipalités d’Abitibi-Ouest. Les références sont basées sur le livre «Itinéraire toponymique de l’Abitibi-Témiscamingue». Voici donc un peu d’histoire sur le nom des municipalités d’Abitibi-Ouest.

Authier

La municipalité d’Authier tient son nom d’un homme considéré comme le «père de l’Abitibi». Avocat de formation, Hector Authier a été le premier maire de la Ville d’Amos en plus d’être préfet du comté d’Abitibi. M. Authier est également à l’origine du premier journal de la région, L’Abitibi, qui deviendra plus tard, La Gazette du Nord. On nomme ses citoyens Authiérois et Authiéroise.

Authier-Nord

Authier-Nord porte son nom à cause de sa localisation par rapport à la municipalité d’Authier. Elle a porté plusieurs autres noms au cours de son histoire: Macamic-Nord, Saint-Mathias-de-Macamic, Saint-Mathias-de-Roussillon, Saint-Mathias-d’Authier-Nord et Saint-Mathias-de-Languedoc. On nomme leurs citoyens Authiernordois et Authiernordoise.

L'église de Chazel a récemment été vendue.
Photo TC Media - Marc-André Gemme

Chazel

C’est en mémoire du chevalier de Chazel que la municipalité du nord de La Sarre a été ainsi nommée. Le chevalier est mort sur les côtes de l’île du Cap-Breton en 1725. À sa fondation, la municipalité porte le nom de Chazel. La paroisse religieuse de Saint-Janvier-de-Chazel est fondée quelque temps après. En 1933, la municipalité est officiellement nommée Saint-Janvier, mais le nom de Chazel est encore utilisé sur les cartes. Les citoyens sont appelés Chazelois et Chazeloises.

Clermont

La municipalité de Clermont, située aux limites nord de l’Abitibi-Ouest, tient son nom d’un soldat, le Sieur de Clermont, qui est mort à Beauport en 1690. La municipalité de canton Clermont a été fondée en 1916 et s’est incorporée en municipalité de canton en 1936. Le gentilé de ses citoyens est Clermontain et Clermontaine.

Clerval

Les premiers colons à s’établir sur les rives nord du lac Abitibi sont arrivés vers 1920, année de la canonisation de Jeanne d’Arc. La paroisse de Clerval, fondée en 1926 est nommée en son honneur. En 1938, Sainte-Jeanne-d’Arc prend le nom de Sainte-Jeanne-d’Arc-de-Clerval jusqu’en 1951, où le nom est réduit à Clerval. Le nom serait une déformation de Claire-Vallée ou de Vallée-Claire. Les citoyens sont nommés Clervalois et Clervaloise.

Duparquet

Une municipalité, une rivière et un lac portent le nom de Duparquet en l’honneur d’un capitaine des grenadiers de La Sarre de l’armée de Montcalm. À l’époque, la rivière et le lac étaient d’importantes routes qui permettaient d’atteindre les forêts du sud du lac Abitibi et qui permettaient également aux prospecteurs d’explorer les environs. On nomme ses citoyens Duparquetois et Duparquetoise.

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Un magnifique arrangement paysagé qui se trouve dans un parc de Dupuy.
Photo TC Media - Patrick Rodrigue

Dupuy

La paroisse de Saint-Jacques-de-Dupuy a été fondée en 1922 en l’honneur de l’abbé Jean-Baptiste Dupuy, qui fut parmi les premiers missionnaires de l’Abitibi. La municipalité a été fondée autour de la gare de Lulle, dont le nom provient de la ville d’origine allemande des travailleurs qui ont colonisé la région. L’endroit était également connu sous le nom de Calamity-Creek. Les citoyens de Dupuy sont nommés Dupuyens et Dupuyennes.

Gallichan

Gallichan trouve son origine en 1926, lorsque est fondée la paroisse de Saint-Laurent. Quelque 10 ans plus tard, le nom est érigé canoniquement sous son appellation courante: Saint-Laurent-de-Gallichan. Le nom original de Saint-Laurent est repris en 1958 avant de devenir simplement Gallichan en 1986. Le nom fait référence à un des premiers colons, François Gallichan, originaire de L’Islet. Ce dernier a bâti un moulin à scie dans la municipalité au début des années 1920. Les citoyens sont appelés Gallichanois et Gallichanoises.

La Reine

Le village de La Reine est nommé en souvenir de deux bataillons du régiment La Reine de l’armée de Montcalm. En 1916, un village, une municipalité, une île et une rivière prennent ce nom. La gare qui s’y trouvait était alors un centre important de l’Abitibi, vu sa proximité avec l’Ontario. On surnomme ses citoyens Lareinois et Lareinoises.

La Sarre

Une des trois premières colonies de l’Abitibi, La Sarre prend son nom d’un régiment qui a servi sous Montcalm. Le premier bureau de poste y a été installé en 1915. La municipalité du canton de La Sarre est créée en 1917, la même année que la paroisse de Saint-André-de-La-Sarre. Le village de La Sarre devient une ville en 1949 et fusionnera avec la municipalité de canton en 1980 pour former la ville actuelle. Ses citoyens portent les noms de Lasarrois et Lasarroises.

 

L'hôtel de ville de Macamic se trouve encore dans l'ancienne gare de la municipalité.
Photo TC Media - Marc-André Gemme

Macamic

La première gare à se trouver sur le site de la municipalité actuelle de Macamic se nommait Hatherly. Dès 1914, les colons défrichent les terres au sud du lac Macamic. L’endroit est alors connu sous le nom de Royal-Roussillon. La municipalité de paroisse de Macamic est fondée en 1917. Bien que certains auteurs affirment que le nom en algonquin signifie «étonnant», d’autres avancent que le mot se traduit comme «castor boiteux». L’effigie de la municipalité est d’ailleurs un castor. Les citoyens sont appelés Macamicois et Macamicoises

En manchette

Le FME poursuit son développement international

Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue fait déjà parler de lui à l’international, mais voilà qu’il pourra rayonner encore plus du côté de l’Europe grâce à l’embauche d’un nouveau directeur général. Fraichement débarqué de Liège, en Belgique, Olivier Leidgens est entré en poste le lundi 27 juin.

Savez-vous d’où vient le nom de votre municipalité?

Marc-André Gemme marc-andre.gemme@tc.tc Publié le 3 janvier 2016

La Sarre est la plus grosse ville de l'Abitibi-Ouest. Elle compte actuellement un peu plus de 7700 habitants.

©Photo TC Media - Marc-André Gemme


La MRC d’Abitibi-Ouest compte à l’heure actuelle 23 municipalités locales et territoires non organisés. Connaissez-vous l’origine des noms de ces villes et villages? Le Citoyen vous présentera ce dossier sur deux semaines, suivez la deuxième partie la semaine prochaine.

À lire également: deuxième partie du dossier

 

Récemment, la Société d'histoire et du patrimoine de la région de La Sarre a publié un article sur la toponymie des municipalités d’Abitibi-Ouest. Les références sont basées sur le livre «Itinéraire toponymique de l’Abitibi-Témiscamingue». Voici donc un peu d’histoire sur le nom des municipalités d’Abitibi-Ouest.

Authier

La municipalité d’Authier tient son nom d’un homme considéré comme le «père de l’Abitibi». Avocat de formation, Hector Authier a été le premier maire de la Ville d’Amos en plus d’être préfet du comté d’Abitibi. M. Authier est également à l’origine du premier journal de la région, L’Abitibi, qui deviendra plus tard, La Gazette du Nord. On nomme ses citoyens Authiérois et Authiéroise.

Authier-Nord

Authier-Nord porte son nom à cause de sa localisation par rapport à la municipalité d’Authier. Elle a porté plusieurs autres noms au cours de son histoire: Macamic-Nord, Saint-Mathias-de-Macamic, Saint-Mathias-de-Roussillon, Saint-Mathias-d’Authier-Nord et Saint-Mathias-de-Languedoc. On nomme leurs citoyens Authiernordois et Authiernordoise.

L'église de Chazel a récemment été vendue.
Photo TC Media - Marc-André Gemme

Chazel

C’est en mémoire du chevalier de Chazel que la municipalité du nord de La Sarre a été ainsi nommée. Le chevalier est mort sur les côtes de l’île du Cap-Breton en 1725. À sa fondation, la municipalité porte le nom de Chazel. La paroisse religieuse de Saint-Janvier-de-Chazel est fondée quelque temps après. En 1933, la municipalité est officiellement nommée Saint-Janvier, mais le nom de Chazel est encore utilisé sur les cartes. Les citoyens sont appelés Chazelois et Chazeloises.

Clermont

La municipalité de Clermont, située aux limites nord de l’Abitibi-Ouest, tient son nom d’un soldat, le Sieur de Clermont, qui est mort à Beauport en 1690. La municipalité de canton Clermont a été fondée en 1916 et s’est incorporée en municipalité de canton en 1936. Le gentilé de ses citoyens est Clermontain et Clermontaine.

Clerval

Les premiers colons à s’établir sur les rives nord du lac Abitibi sont arrivés vers 1920, année de la canonisation de Jeanne d’Arc. La paroisse de Clerval, fondée en 1926 est nommée en son honneur. En 1938, Sainte-Jeanne-d’Arc prend le nom de Sainte-Jeanne-d’Arc-de-Clerval jusqu’en 1951, où le nom est réduit à Clerval. Le nom serait une déformation de Claire-Vallée ou de Vallée-Claire. Les citoyens sont nommés Clervalois et Clervaloise.

Duparquet

Une municipalité, une rivière et un lac portent le nom de Duparquet en l’honneur d’un capitaine des grenadiers de La Sarre de l’armée de Montcalm. À l’époque, la rivière et le lac étaient d’importantes routes qui permettaient d’atteindre les forêts du sud du lac Abitibi et qui permettaient également aux prospecteurs d’explorer les environs. On nomme ses citoyens Duparquetois et Duparquetoise.

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Un magnifique arrangement paysagé qui se trouve dans un parc de Dupuy.
Photo TC Media - Patrick Rodrigue

Dupuy

La paroisse de Saint-Jacques-de-Dupuy a été fondée en 1922 en l’honneur de l’abbé Jean-Baptiste Dupuy, qui fut parmi les premiers missionnaires de l’Abitibi. La municipalité a été fondée autour de la gare de Lulle, dont le nom provient de la ville d’origine allemande des travailleurs qui ont colonisé la région. L’endroit était également connu sous le nom de Calamity-Creek. Les citoyens de Dupuy sont nommés Dupuyens et Dupuyennes.

Gallichan

Gallichan trouve son origine en 1926, lorsque est fondée la paroisse de Saint-Laurent. Quelque 10 ans plus tard, le nom est érigé canoniquement sous son appellation courante: Saint-Laurent-de-Gallichan. Le nom original de Saint-Laurent est repris en 1958 avant de devenir simplement Gallichan en 1986. Le nom fait référence à un des premiers colons, François Gallichan, originaire de L’Islet. Ce dernier a bâti un moulin à scie dans la municipalité au début des années 1920. Les citoyens sont appelés Gallichanois et Gallichanoises.

La Reine

Le village de La Reine est nommé en souvenir de deux bataillons du régiment La Reine de l’armée de Montcalm. En 1916, un village, une municipalité, une île et une rivière prennent ce nom. La gare qui s’y trouvait était alors un centre important de l’Abitibi, vu sa proximité avec l’Ontario. On surnomme ses citoyens Lareinois et Lareinoises.

La Sarre

Une des trois premières colonies de l’Abitibi, La Sarre prend son nom d’un régiment qui a servi sous Montcalm. Le premier bureau de poste y a été installé en 1915. La municipalité du canton de La Sarre est créée en 1917, la même année que la paroisse de Saint-André-de-La-Sarre. Le village de La Sarre devient une ville en 1949 et fusionnera avec la municipalité de canton en 1980 pour former la ville actuelle. Ses citoyens portent les noms de Lasarrois et Lasarroises.

 

L'hôtel de ville de Macamic se trouve encore dans l'ancienne gare de la municipalité.
Photo TC Media - Marc-André Gemme

Macamic

La première gare à se trouver sur le site de la municipalité actuelle de Macamic se nommait Hatherly. Dès 1914, les colons défrichent les terres au sud du lac Macamic. L’endroit est alors connu sous le nom de Royal-Roussillon. La municipalité de paroisse de Macamic est fondée en 1917. Bien que certains auteurs affirment que le nom en algonquin signifie «étonnant», d’autres avancent que le mot se traduit comme «castor boiteux». L’effigie de la municipalité est d’ailleurs un castor. Les citoyens sont appelés Macamicois et Macamicoises