La Fondation OLO: plus que des œufs, du lait et du jus d’orange

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc
Publié le 21 juillet 2015

La Fondation OLO a permis à Annabelle Denis de donner naissance à deux fillettes pleines de vie.

©Photo TC Media - Patrick Rodrigue

Lorsqu’un bébé n’a pas la chance de naître dans une famille en bonne santé financière, il peut compter sur le soutien de la Fondation OLO. L’an dernier, 442 femmes de la région ont ainsi pu assurer le développement normal de leur enfant grâce à l’organisme.

La Fondation OLO (Œuf, Lait, Orange) fournit gratuitement aux femmes enceintes un œuf, un litre de lait et un verre de jus d’orange par jour ainsi qu’un supplément de vitamines et de minéraux. Depuis sa création, en 1991, l’organisme est ainsi venu en aide quelque 200 000 familles du Québec.

Sans le soutien de la Fondation OLO, on se serait sans doute débrouillés, mais on aurait rushé pas mal Annabelle Denis

C’est le cas d’Annabelle Denis, une résidente du quartier Montbeillard de Rouyn-Noranda, dont les deux enfants, Alyce (3 ans) et Léonie (1 an), ont bénéficié du support de la Fondation OLO.

«J’ai eu mon premier bébé à l’âge de 17 ans, alors disons que les revenus n’étaient alors pas trop là, a-t-elle raconté. Dès ma 12e semaine de grossesse, j’ai eu accès au programme. Sans le soutien de la Fondation OLO, on se serait sans doute débrouillés, mais on aurait rushé pas mal.»

Au-delà de l’alimentation

Le lait, les œufs et le jus d’orange l’ont aidée à donner naissance à deux fillettes en santé, pleines de vie et très curieuses. Mais le soutien de la fondation a dépassé la simple vocation alimentaire.

«J’avais un suivi aux deux semaines avec une infirmière. Comme je vivais en milieu rural et que mon conjoint travaillait souvent à l’extérieur, c’était compliqué pour moi de me déplacer. L’infirmière venait donc chez moi. J’ai ainsi eu tous mes cours prénataux à domicile. Combiné aux coupons, disons que ça a enlevé tout un stress… et je n’ai pas eu le choix d’apprendre à cuisiner», a relaté Mme Denis en riant.

Retour d’ascenseur

Même si c’est son médecin qui l’a orientée vers la Fondation OLO, Annabelle Denis connaissait déjà son existence depuis longtemps. Son frère en avait bénéficié avant elle et sa mère contribuait depuis longtemps, en tant que membre du Cercle des Fermières d’Évain, aux collectes de fonds régionales pour l’organisme.

Chaque année, les Fermières de la région exposent à une ou deux reprises leurs créations. Le profit des ventes sert à financer l’achat des coupons alimentaires. Il faut ainsi 350 $ pour assurer la saine alimentation de chaque bébé OLO. Chaque année, une dizaine de bébés dans le secteur Rouyn-Noranda-Témiscamingue bénéficient ainsi de leurs efforts.

«J’aime beaucoup le dévouement des Fermières, au point où j’en suis devenue une moi aussi. C’est ma manière de redonner au suivant», a mentionné Mme Denis.