Pour éviter que Facebook ne devienne Fessebook

Naviguer dans Internet, une pratique qui reste à sécuriser


Publié le 9 mars 2017

«En tant que gouvernement, nous voudrions faire en sorte que les demandes de consentement sur Internet soient plus claires, précises et conviviales. De la sorte, les gens seraient mieux informés sur l’utilisation de leurs renseignements personnels», a signalé Rita de Santis, posée ici en compagnie de Nicolas Ouellet.

©TC Media - Patrick Rodrigue

«Tout ce qu’on fait à court terme sur Internet et dans les médias sociaux peut entraîner des conséquences à long terme. Le problème, c’est que nous n’en sommes pas toujours conscients.»

C’est en ces mots que le ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue et député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchette, a résumé le contenu d’une conférence sur la protection des renseignements personnels et de la vie privée sur Internet. Celle-ci, animée par la ministre responsable de l’Accès à l’information, Rita de Santis, et du porte-parole de la campagne Avant de publier, penses-y, Nicolas Ouellet, a été présentée le 9 mars aux élèves de la 3e à la 5e secondaire de l’école D’Iberville.

Conséquences graves

«Les jeunes d’aujourd’hui sont plongés dans le numérique. Ils sont informés, mais il faut leur rappeler les risques. Ils doivent comprendre ce qu’implique réellement le fait de cocher qu’ils consentent à ce que tel ou tel site collige leurs données personnelles», a mentionné la ministre de Santis.

Une simple photo un peu osée ou prise hors contexte peut gâcher toute une vie, même 10 ou 15 ans plus tard. C’est très préoccupant Rita de Santis

La tournée visait aussi à mieux outiller les jeunes face à la protection de leur vie privée en ligne. «Les risques vont plus loin que la publicité ciblée. On peut se faire profiler en fonction de nos idéologies politiques, on peut être victime de hameçonnage, de vol d’identité, de fraude, etc. Une simple photo osée ou prise hors contexte peut gâcher toute une vie, même 10 ou 15 ans plus tard. C’est très préoccupant», a fait valoir Rita de Santis.

«En tant que parent, si j’obligeais mes trois enfants à activer la géolocalisation sur leur téléphone pour que je sache en tout temps où ils sont, on me dirait vite que ça n’a pas d’allure. Pourtant, en même temps, on consent à ce que de grosses compagnies fassent la même chose», a enchaîné M. Blanchette.

Semer des graines

Parmi les comportements sécuritaires à adopter, la ministre de Santis a cité les bases telles que l’utilisation de logiciels antivirus et anti-espionnage ainsi que le recours à plusieurs mots de passe complexes, mais aussi des gestes auxquels on ne penserait pas forcément, dont la déconnexion du wifi de tout téléphone intelligent durant la nuit et la désactivation du système de géolocalisation si celui-ci n’est pas requis.

«On veut sensibiliser les jeunes aux risques, mais aussi les inciter à en discuter dans leur famille. Personne n’est à l’abri. C’est l’objectif que vise la tournée: semer des graines pour que ça essaime partout», a indiqué Nicolas Ouellet.